Question d'actualité
Remarques et questions d'actualité.
- Sans vote
- Posée par Didier VANDESKELDE
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
Remarques et questions d'actualité.
-Monsieur Didier VANDESKELDE, Conseiller Communal, déplore les modalités des Conseils Communaux en visioconférence et souhaite qu'à l'avenir, si un nouveau Conseil venait à se dérouler en visioconférence, les présences soient bien prises en début de séance.
Madame la Présidente précise qu’en effet, une attention particulière sera portée aux membres connectés.
-Madame Sylvie VANCRAYENEST, Conseillère Communale, suite à la diffusion d’un reportage relatif aux tuyaux d’eau en Belgique pouvant causer des problèmes de santé, aimerait connaître la situation de l’entité.
Monsieur Philippe MOUTON, Échevin, précise qu’il est question d’un reportage diffusé lors de l’émission « Investigations » et estime que cette interrogation a sa place au sein d’un Conseil Communal. Il informe la présente assemblée que cette problématique a été discutée lors du dernier Collège Échevinal et qu’il a été décidé de solliciter la Société Wallonne Des Eaux pour la réalisation d’un audit. Il précise que celle-ci a répondu très rapidement à cette requête et donne lecture de ladite réponse :
« Madame la Bourgmestre,
Monsieur l’Echevin,
La santé de nos consommateurs est au cœur des préoccupations quotidiennes de la SWDE. Nous mettons tout en œuvre pour fournir à nos clients une eau répondant à des critères sanitaires stricts et donner une information transparente.
Dès lors, suite à l’émission #Investigation de la RTBF diffusée le 26 janvier 2022, il nous paraît important de réagir à certains éléments présentés lors de l’émission, tout particulièrement parce que votre commune a été mentionnée. ».
Monsieur Philippe MOUTON, Échevin, émet quelques doutes quant à la mention de Comines-Warneton dans l’émission.
« Cela complète les informations déjà portées à votre connaissance, dont le mail du 26 janvier.
L’âge moyen des canalisations dans votre commune est de 36 ans. Contrairement à ce qui est suggéré dans le reportage, la politique de renouvellement des canalisations doit se baser sur des critères objectifs et ne doit pas être influencée par des considérations émotionnelles ou médiatiques.
La nature d’une conduite (ou bien son âge) n’est pas le seul critère de renouvellement. Le choix s’effectue sur la base d’un outil multicritère qui permet de définir les priorités de renouvellement.
En soi, les conduites en amiante-ciment ne posent de problème particulier ni du point de vue qualité d’eau, ni de celui de la performance (taux de fuites) qui justifierait un programme spécifique de renouvellement centré sur ce matériau. Ce type de canalisation ne pose pas de problème particulier en matière de fuite.
Ces conduites sont présentes dans des zones où l’eau a un caractère incrustant. Dans ces conditions, une couche de calcaire se forme à l’intérieur de la canalisation, ce qui a comme conséquence de limiter le contact entre l’amiante-ciment et l’eau ».
Selon l’Échevin Philippe MOUTON, le terme « incrustant » signifie que notre eau est chargée en calcaire et que celle-ci est donc « dure ».
« Les normes sanitaires qui régissent la distribution d’eau pour la consommation humaine sont définies par voie de directives européennes strictes qui sont transposées dans la législation des états membres. Les normes européennes sont inspirées des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en renforçant généralement les exigences internationales.
Les paramètres de potabilité évoluent régulièrement en fonction des connaissances scientifiques sur l’impact sur la santé de substances émergentes qui se retrouvent potentiellement dans l’eau distribuée.
Force est de constater que, si l’impact de l’inhalation de fibres d’amiante est connu depuis près de 50 ans et que la législation a intégré la prévention de ce risque, il n’y a pas de norme pour la teneur en fibre d’amiante dans l’eau. En effet, aucune étude scientifique n’a pu jusqu’à présent démontrer que l’ingestion par voie orale des fibres d’amiante éventuellement présentes dans l’eau potable ait une incidence sur le système gastro-intestinal. Cette conclusion est confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Le 16 décembre 2020, le Parlement et le Conseil européen ont adopté l’importante directive 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Dans le cadre de cette nouvelle directive, l’OMS a été sollicité pour évaluer la liste des paramètres à monitorer dans les eaux de distribution et des normes à appliquer. En se basant sur des études scientifiques pertinentes, pour certains paramètres, la directive 2020/2184 est plus stricte que les recommandations de l’OMS.
Alors qu’elle renforce fortement le niveau d’exigence en matière de contrôle de ces eaux, la directive 2020/2184 n’inclut l’amiante ni dans les paramètres impératifs, ni dans une liste de surveillance. Cette liste de vigilance est justement un moyen dynamique pour prendre en considération les préoccupations en matière de présence potentiel de polluants émergents.
Toutefois, au-delà de ses obligations légales, la SWDE fait preuve de vigilance et a réalisé régulièrement des analyses de la teneur en fibre d’amiante dans l’eau au départ de prélèvements ciblés qui ne sont pas représentatifs de la qualité de l’eau distribuée à nos clients. Nous insistons sur le fait qu’aucune fibre d’amiante n’a été détectée dans les échantillons prélevés au niveau du robinet de nos clients.
Nous poursuivons notre veille sanitaire. Le plan de prélèvement en cours de déploiement est le suivant :
- Renouveler la campagne d’analyse réalisée en 2018 ;
- Un contrôle de la qualité de l’eau au niveau des communes qui ont été citées dans le reportage ».
- Un contrôle de la qualité de l’eau dans les zones de distribution où le taux de canalisation en amiante-ciment est le plus élevé. ».
Monsieur Philippe MOUTON, Échevin, précise que la Ville demandera elle aussi une analyse de l’eau même si elle n’a pas été citée dans le reportage.
« Les échantillons seront analysés par un laboratoire spécialisé dans le domaine (microscopie électronique). Les premiers résultats sont attendus dans environ 3 semaines.
Nous mettons tout en œuvre pour fournir à nos clients et à vos administrés une eau répondant à des critères sanitaires stricts et donner une information transparente.
En ce qui concerne Comines-Warneton, on compte 35.050 m de conduite en asbeste-ciment pour un réseau d’une longueur totale de 192.682 m, soit 18,2 % ».
Monsieur Didier SOETE, Échevin ayant notamment la Santé dans ses attributions, se veut rassurant auprès de la population et des élus. Il précise que les seules lésions connues concernant cette substance sont, jusqu’à preuve du contraire, celles faisant suite à une inhalation et qu’à l’heure actuelle, aucune preuve de lésion par ingestion n’est connue. Il souhaite rassurer la population quant à la qualité de l’eau potable qui est parfois meilleure que celle provenant des bouteilles en plastique.
Monsieur Philippe MOUTON, Échevin ayant notamment les Ressources Humaines dans ses attributions, souhaite remercier le personnel s’occupant de la diffusion en ligne des Conseils Communaux qui a dû innover et s’adapter à la situation. Il rejoint le Conseiller VANDESKELDE concernant la remarque sur la tenue en visioconférence des débats de la présente assemblée.