Point 14a
État d’avancement du réaménagement de la Société d’Histoire de Comines-Warneton et de la Région (SHCWR). Examen. Décision.
- Décision
- Sans vote
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
« Le 9 novembre, le Centre d’Interprétation de Plugstreet a été inauguré. Je suis heureuse de l’initiative et je profite de l’occasion pour saluer le travail effectué par l’Office du Tourisme et, surtout, par le Comité scientifique attaché au Centre. Pour ce projet, la SHCWR a joué un rôle clé à travers le matériel historique et les informations qui ont été fournies. Maintenant le centre fonctionnel, j’aimerais attirer l’attention du Conseil sur la SHCWR afin de faire bouger les choses.
M. le Bourgmestre, M. l’Échevin de la Culture et M. l’Échevin des bâtiments communaux, vous êtes « les garants du patrimoine, des traditions, du folklore et de la culture de notre belle Ville » comme citait M. Pieters, votre prédécesseur. La Culture, et l’Histoire en particulier, sont des sujets qui me tiennent à cœur. Un jour, M. le Bourgmestre, vous qualifiez M. J.-M. Duvosquel comme suit : « Comme beaucoup de jeunes de Comines-Warneton, grâce à ses compétences, il a fait carrière loin de chez nous mais il est un des rares pour qui le chemin du retour aux racines est resté primordial ». Voilà un trait que, moi aussi, je retrouve dans ma personnalité.
Je suis convaincue, M. le Bourgmestre, que l’avenir de la SHCWR vous préoccupe. Voilà un des nombreux points, M. le Bourgmestre, que nous avons en commun. La raison pour laquelle je sollicite votre intérêt et tire la sonnette d’alarme aujourd’hui trouve son origine dans la publication « 14-18 Remembrance ». Cet ouvrage vise à promouvoir les trésors cachés de notre Ville. L’Office du Tourisme l'a d’ailleurs fait parvenir à l’ensemble des mandataires et je suis certaine que chacun d’entre vous l'aura lu dans son intégralité et avec passion. Vous aurez dès lors remarqué que la SHCWR est mise en évidence en page 13: une page entière est dédiée à notre centre de documentation.
Sur cette page, le visiteur est invité à se rendre à la SHCWR notamment pour visiter son Musée archéologique qui présente certains objets excavés dans notre Ville, comme des baïonnettes découvertes à Warneton, en excellent état et plutôt rares. Malheureusement, cette photo date de 1998… Aujourd’hui, le musée n’est plus accessible. Certains employés diront même « le musée n’existe plus ». Et pour cause : le manque de place.
Chers Conseillers Communaux, chers Échevins, M. le Bourgmestre, chers concitoyens, j’ai rassemblé pour vous certains clichés, pris durant ce mois de novembre, afin que vous réalisiez l’urgence. La SHCWR abrite des milliers de documents, d’une valeur scientifique et historique inestimable. Certains sont d'ailleurs uniques ou accessibles nulle part ailleurs en Belgique. Peu de concitoyens réalisent l’ampleur du matériel historiographique regroupé au sein de notre SHCWR, un véritable trésor. Dû au manque de place et d’une négligence de la majorité, au pouvoir depuis plus de 20 ans, rien ne semble bouger. Heureusement que ce sujet est au cœur de vos priorités et promesses électorales depuis votre premier mandat ! Il suffit de jeter un œil à vos programmes électoraux ou encore aux discours que vous avez tenus depuis le début de cette année. Vous remarquerez également qu’au manque de place s’associent des conditions de stockage déplorables, parfois agrémentées d’une négligence de la part d’autres organes présents dans ce bâtiment.
Les clichés sont explicites. Au manque d’espace s’ajoutent également les problèmes de conservation de ces documents, notamment dus à l’humidité des murs. La technologie ne me permet pas encore de le faire, donc tenter d’imaginer l’odeur produite par ces moisissures, et les conditions de travail du personnel. Inutile de se demander quelles seraient les conséquences si l’inspection du travail descendait dans nos locaux.
J’ose difficilement imaginer comment présenter ceci au visiteur 1914-1918 qui, après sa visite au Centre d’interprétation, souhaite passer voir les baïonnettes. Passer par un tas de documents entreposés un peu partout, une odeur nauséabonde, des murs humides, et surtout, un musée d’archéologie infranchissable.
C’est pourquoi je demande solennellement, M. le Bourgmestre, en tant que responsable de la SHCWR et des projets 14-18, cher M. Baelen, en qualité d’Échevin des bâtiments communaux et du patrimoine, et cher M. Vandeskelde, en tant qu’Échevin de la culture, que des mesures efficaces et responsables soient prises, dans les plus brefs délais, afin de solutionner les multiples problèmes dont souffre notre SHCWR.
*** Solutions envisageables ***
Et comme critiquer ne suffit pas, j’aimerais aborder maintenant certaines solutions possibles avant de vous laisser la parole afin de vous justifier et, je l’espère, ouvrir le débat et parvenir à une conclusion humaine. Je vais articuler mon étude en deux parties : le moyen et le court terme.
Dans le moyen terme, il s’agit, comme le souhaitent un des piliers de la SHCWR et les employés, unanimes, de couvrir la cour jusqu’aux anciens cachots, compris, et d’organiser l’entrée au Centre de documentation par le porche. Cela permettrait aux personnes à mobilité réduite d’accéder également à l’ensemble de la collection. J’invite la majorité à procéder d’urgence à une évaluation de la faisabilité et du budget nécessaire à cette rénovation.
Dans le court terme, et voilà essentiellement l’objet de ma requête, c’est d’offrir au musée d’archéologie, aux nombreux tableaux et surtout aux pièces datant de 1914-1918, un endroit d’exposition digne de ce nom. Une idée serait de libérer de l’espace à l’étage. Trois organismes y sont hébergés, mais sans se côtoyer : la Police, l’État civil et vous, M. le Bourgmestre. Les permanences ne se chevauchent pas (l’État civil du lundi au vendredi de 9h à 12h, la Police le mardi et vendredi de 14h à 16h et vous, M. le Bourgmestre, le samedi de 9h à 9h30). L’aménagement d’une salle commune, polyvalente, serait aisément envisageable puisque la plupart de ces pièces sont vides ou pourraient organiser leur rangement conjointement et efficacement à l’aide d’armoires, etc.
Mon exposé touche à sa fin. Avant de passer la parole aux échevins afin d’écouter leurs propositions, j’aimerais insister sur le fait que ce projet n’est, de loin, pas le projet de seul un Conseiller communal. C’est un projet qui « vient de la population » pour vous paraphraser dans votre discours du 9 novembre, M. le Bourgmestre, au sujet du Centre d’interprétation. Un sujet que certains de nos concitoyens, possiblement las de ne rien voir avancer, m’ont demandé de relayer ce soir au sein de cet hémicycle. J’espère que cette demande trouvera ici enfin un relais, après plus de 20 ans de silence.
Dans ce même discours, vous avez insisté sur le fait que nous « vivons en paix et dans le respect de tous, et qu’il faut combattre toute discrimination, qu’elle soit raciale ou philosophique ». M. le Bourgmestre, j’espère que ce message pacifique sera ici respecté. Je suis attristée de constater que, depuis le début de mon mandat de Conseillère, les projets, même de la plus haute qualité, lorsqu’ils ne sont pas avancés par vos acolytes, sont directement envoyés à la poubelle. J’espère que cette fois-ci, nous serons écoutés. Merci pour votre attention.
Discours de Daniel Pieters, en qualité de bourgmestre, lors de l’inauguration du Monument aux Mountches. Mémoires de la SHCWR, tome 14 (1984)
Discours de Gilbert Deleu, en qualité de bourgmestre, à l’occasion du 50ème anniversaire de la SHCWR. Mémoires de la SHCWR, tome 39 (2009)
Promesses mises clairement en évidence dans les programmes de 2000, 2006, 2012 et dans différents discours (Vœux pour l’année 2013 dans le Vivre à Comines du mois de janvier, discours lors du 50ème anniversaire de la SHCWR prononcé en 2009, dans trois discours depuis le début de l’année (Journées du Patrimoine, Conférence sur les 50 ans du rattachement de notre Ville à la Wallonie, Conférence des Weppes).».
Des slides sont ensuite projetés.
« La dernière grande manifestation de la Société d'Histoire, à savoir l'organisation du Forum des Weppes prouve les dimensions exceptionnelles de cette institution. La parution annuelle d'un recueil d'une vingtaine d'articles prouve l'intérêt des auteurs et des lecteurs pour notre histoire.
Les publications par leur nombre, leur régularité, leur diversité et leur qualité constituent un capital de travail bénévole inestimable et unique qui font de la SHCWR peut être la première de Belgique.
Il y a des décennies qu'elle demande un bâtiment.
Considérations sur l'inauguration du Centre Plugstreet.
L'inauguration du centre 14-18 s'inscrit dans un contexte vibrant de signification et nous ne pouvons que souligner son actualité dans ce conseil. La présence des personnalités prouve l'intérêt porté sur le sujet et sa pertinence politique. La teneur des discours l'accrédite d'autant plus. D'autres rencontres de la même importance sont d'ores et déjà programmées "Via dolorosa" et la "Trêve de Noël", figurent au calendrier 2014, année centenaire s'il en est.
Bien conscients que les citoyens de Comines-Warneton participent à ces projets par toutes sortes de contributions, nous vous demandons les démarches suivantes.
Une évaluation globale de l'événement comportant différents volets :
La gestion financière, la gestion des ressources humaines, la gestion des ressources matérielles et la gestion politique.
Notre crainte est de voir repartir chacun de son côté, à ses attributions spécifiques. Il faut admettre que vous avez mis en route une institution qui nécessitera la plus grande attention de la part de la ville et pour une durée indéterminée.
Nous avons pu vivre un événement d'une portée spectaculaire organisé de brillante façon. Le défi qui s'impose est de profiter de la réussite du départ pour donner au projet une vitesse de croisière
Il faut nous projeter dans une gestion à long terme.
Quelques demandes pratiques.
Consignation et traduction des discours.
Est-il possible de consigner les discours dans leur langue et une traduction en français et néerlandais dans un recueil qui pourrait devenir la préface d'un livre d'or. Il serait aussi motivant pour les étudiants en langue de pouvoir traduire certaines des interventions dans le cadre de leurs cours.
L'intervention de Mr Paul Breyne fut remarquable dans le sens où il a insisté sur une trêve de Noël se déroulant au Saint Yvon. L'expertise des membres de la SHCWR a certainement pesé dans l'affirmation de l'ancien Bourgmestre d'Ypres.
Choix et gestion des invitations.
Nous proposons d'établir un calendrier de rencontres avec des dates butoir pour les envois. Sérier les invitations en établissant des catégories. Les autorités devraient permettre un regard externe dans le but de n'oublier personne, ni association, ni personnalité.
Maintien des connections entre les forces vives de la ville.
Prendre conscience de la valeur exemplative d'un travail réalisé en collaboration avec plusieurs institutions locales. Tenir compte de l'aide fournie grâce aux travaux de la Société d'Histoire de Comines-Warneton.
Prise en compte de l'acquisition de nouveaux savoir faire.
On peut considérer que les prises de contacts, les relations établies avec les institutions sollicitées et leur sensibilisation constituent le fruit d'un travail énorme de recherches et d'opportunités saisies. Nous voulons considérer qu'il y a là un savoir faire acquis par plusieurs employés qui par leur travail assidu ont gardé le lien indispensable entre les facilitateurs du projet et la ville de Comines-Warneton. Nous pensons qu'une prise en compte de ces savoir faire et savoir être sont des atouts de poids pour l'avenir du projet Plugstreet.
Engagement de personnels et de stagiaires.
Si la comparaison est facile avec les courses du 11 novembre, elle reste pertinente, en effet les prochains rendez-vous Via Dolorosa et la trêve de Noël constitueront de véritables marathons de travail pour l'année à venir. Nous pensons que l'engagement de personnel et la présence de stagiaires en tourisme seront indispensables.
Le respect, la protection et la mise en valeur des éléments patrimoniaux dans l'entité ont toujours été parmi nos préoccupations les plus essentielles pour la viabilité du projet de centre d'interprétation.
Tous ces éléments de fonctionnement doivent au final permettre une exploitation optimisée du centre Plugstreet pour une durée indéterminée. ».
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, suggère de se renseigner en ce qui concerne le protocole auprès de la Ville d’Ypres et attire l’attention des membres du Conseil sur la nécessité d’adopter des mesures de protection des abris de la Grande Guerre. Il estime que de pareilles mesures de protection devraient être prises au niveau des tableaux de la Société d’Histoire et que la rénovation du bâtiment communal accueillant la Société d’Histoire est et reste un projet.
Madame Jeannette CATTEAU-DUGARDIN, Conseillère Communale, quitte la séance.
Monsieur le Président précise :
- qu’en ce qui concerne les invitations, il était impossible, d’inviter tous les habitants et le partenariat Interreg nous obligeait à inviter avant tout les responsables de tous les partenaires ‘14-‘18 sur la ligne du front de Nieuport à la Somme. S’il est vrai que des personnes n’ont pu être invitées, il précise que des journées « portes ouvertes » avec gratuité ont été prévues et que le « fil conducteur » du projet était la solidarité, qu’en ce qui concerne le Centre d’Interprétation 14-18, la gestion du dossier ne fut pas évidente, notamment au vu du nombre d’intervenants, que ce fut un travail d’équipe nécessitant l’effort de tous, notamment avec différentes autorités et services (Ambassades, Gouvernements Fédéral et Wallon, Commissariat Général au Tourisme, …) et locaux, que de nombreux contacts ont été nécessaires et que les coûts de cet outil ont pu être maîtrisés. Le Centre et son inauguration ont été une belle réussite;
- qu’en ce qui concerne la Société d’Histoire, il a déjà pris part au forum des Weppes organisé il y a une vingtaine d’années et que des travaux d’isolation du bâtiment de l’Hôtel de Ville de Warneton ont été effectués dès avant le départ des services de la Police Locale vers l’Hôtel de Police de Comines, de même que des travaux de pose de double vitrage et d’isolation des plafonds. Il précise avoir rencontré Monsieur Jean-Marie DUVOSQUEL, que l’extension du bâtiment devra se faire dans le cadre d’un projet global d’affectation en fonction des besoins des utilisateurs et qu’il pourrait être envisagé de créer dans le bâtiment principal un musée des beaux arts rassemblant des tableaux des artistes liés à l’entité. Il rappelle que ce projet figure dans le plan d’investissement communal (P.I.C.) adopté par la présente assemblée en septembre de cette année et conclut en signalant que des concertations continueront à être menées régulièrement avec les responsables de la Société d’Histoire de Comines-Warneton et de la Région.
Monsieur Patrick DOMICENT, Conseiller Communal, entre en séance.
Après en avoir débattu et en avoir délibéré, le Conseil décide de prendre acte de ces informations et de les classer au dossier ad hoc.