Question d'actualité
Monsieur David WERQUIN, Conseiller Communal, intervient comme suit
- Sans vote
- Posée par David WERQUIN
Voir ce moment du conseil · 3:33:10 Source : procès-verbal, page 67
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
« Comme vous le savez, le frelon asiatique est devenu ces dernières années un véritable enjeu environnemental en Belgique. Espèce invasive arrivée en Europe au début des années 2000, il s'est désormais largement implanté sur notre territoire.
Ce prédateur est particulièrement vorace envers les abeilles domestiques. Il pratique le "vol stationnaire" devant les ruches pour capturer les butineuses, ce qui affaiblit les colonies, provoque un stress important et peut conduire, dans certains cas, à la perte complète de la ruche.
Un nid mature peut contenir plusieurs milliers d'individus en fin de saison. La pression prédatrice exercée autour d'un rucher peut effectivement entraîner la destruction ou l'effondrement de plusieurs ruches, avec des conséquences plus larges sur la pollinisation et la biodiversité.
La lutte commence dès le mois de mars, lorsque les reines fondatrices sortent d'hibernation pour construire un nouveau nid. Éliminer une reine à ce stade permet effectivement d'éviter la formation d'une colonie pouvant compter des centaines, voire des milliers d'individus à l'automne.
D'ailleurs sur l'entité, il est de plus en plus fréquent de voir ces nids qui posent problème surtout d'intervention sur le domaine public.
Certaines communes des provinces de Liège, du Luxembourg et du Brabant wallon ont distribué des pièges aux apiculteurs et au grand public ou organisé des campagnes d'information. À la Province de Hainaut, des réflexions seraient en cours.
Dès lors, devons-nous attendre encore, ou ne serait-il pas judicieux de suivre l’exemple de ces communes proactives ?
Ne serait-il pas opportun :
- d’organiser une campagne d’information locale,
- de former les citoyens à l’identification correcte du frelon asiatique,
- de promouvoir un piégeage sélectif et responsable en achetant des pièges et en les distribuant,
- et de coordonner le signalement et la destruction des nids en collaboration avec les services compétents ?
Bref d’avoir un plan concret et global pour répondre à un enjeu qui touche à la biodiversité, à l’apiculture et à la sécurité publique. Une action préventive structurée semble plus efficace qu’une réaction tardive »
Madame la Présidente donne quelques explications à l’aide des slides suivantes :
Monsieur David WERQUIN, Conseiller Communal, cite l’exemple d’un nid de frelons observé depuis la rue du Triangle et s’interroge sur le service à contacter dans un tel cas et qui est compétent pour intervenir.
Madame la Présidente précise que cette situation floue a encouragé la Région Wallonne à prévoir un canevas (repris dans la dernière slide) et que la question reste celle du financement.
Madame Sylvie DEMEERSSEMAN, Conseillère Communale, s’interroge sur le service à contacter en cas de découverte de nid dans une école.
Madame la Présidente indique que cela dépend de la propriété du domaine où est recensé le nid.
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, s’interroge sur les « habitats-cibles » pour les nids et estime qu’il y a lieu de sensibiliser la population. Il s’interroge également sur la possibilité de subsidier les interventions par expert mandaté y compris sur secteur privé.
Madame la Présidente indique que certaines communes ont fait le choix d’inscrire des crédits dans leur budget pour subsidier lesdites interventions, mais que ces dernières se sont vite rendu compte que les montants prévus étaient rapidement épuisés. Elle souligne également que malgré les dommages infligés aux abeilles notamment, le frelon ne présente aucun danger significatif pour la santé humaine.
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, manifeste son inquiétude quant à l’impact des nids de frelons sur la biodiversité de l’entité et s’interroge sur la possibilité, vu la spécificité du territoire, de mener une réflexion sur la prévision d’un budget à court ou moyen terme.
Monsieur Joël LINDEBOOM, Conseiller Communal, précise avoir été apiculteur et avoir déjà été piqué par un frelon. Il indique qu’il n’y a aucun endroit privilégié pour installer un nid et que les frelons se logent partout. Il suggère l’acquisition de pièges, via le P.C.D.N., à vendre aux citoyens.
Madame Sylvie DEMEERSSEMAN, Conseillère Communale, se dit inquiète de la dangerosité des piqûres de frelons et estime qu’il serait nécessaire d’établir une politique globale à ce sujet.
Monsieur Jean-Jacques PIETERS, Échevin, précise que le sujet a été évoqué lors d’une réunion avec l’A.D.L. et que des contacts avec des apiculteurs seront pris pour envisager l’achat de pièges.
Madame la Présidente indique que des pièges peuvent même être fabriqués et que diverses pistes seront étudiées.
Monsieur Louis VANDAMME, Conseiller Communal, indique avoir également été déjà piqué par un frelon et explique que contrairement aux guêpes, les frelons qui n'arrivent pas à piquer déposent des phéromones sur les vêtements par exemple et qu'un autre frelon, attiré par les phéromones, peuvent ensuite venir piquer.
Madame la Présidente précise que le service Environnement sera chargé d'étudier cette problématique.
Madame Sylvie DEMEERSSEMAN, Conseillère Communale, quitte la séance.