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Politique CW

Point 12

Finances communales. Régie Communale Autonome. Régie Foncière de Comines-Warneton. Demande de revoir à la hausse les subventions communales annuelles de fonctionnement et de traitements. Examen. Décision.

Source : procès-verbal, page 10 Annexe, page 18

Vote

Unanimité des 22 membres présents

Les 22 membres qui ont voté

Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées

Madame la Présidente propose au Conseil de revoir à la hausse les subventions communales annuelles de fonctionnement et de traitements accordés à la Régie Communale Autonome « Régie Foncière ».

Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, souhaite connaître l'état d'avancement des travaux de la « coupole touristique » et les résultats concrets engrangés en termes de tourisme.

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

« Pouvez-vous nous dire quand seront prévues les prochaines réunions de la coupole touristique ?

Vous avez lu tout à l'heure que les vestiges de la grande guerre avaient été protégés dans les bois du Gheer et que cela avait été une raison mise en avant pour les faire protéger. Nous affirmons que le caractère marécageux de la vallée de la Lys protège lui aussi le patrimoine paysager et qu'il faudrait un jour s'en rendre compte.

La valorisation du musée de la brasserie devrait être un gage de protection pour tout le site historique qui l'entoure. Il faut valoriser ce qui a miraculeusement résisté au temps. L'histoire a détruit des tours, des clochers et des ponts, mais elle sommeille à fleur de terre. Comme au bord de la Douve et de la Lys, la Montagne du château à l'Est de Warneton. Les paysages sont devenus des monuments historiques dans une région ravagée par la première guerre mondiale. Il en va de même des paysages menacés par des frigos géants et des projets de ports et de zoning. Comment valoriser les magnifiques unités paysagères entre CL Warneton et Armentières alors que pour faire fonctionner une coupole touristique autour des éléments 14-18, il faut des années de palabres ? ».

Il souhaite également savoir ce qu'il en est de l'accès depuis le Mémorial vers le Centre d'Interprétation.

Philippe MOUTON, conseiller communal (PS-ECOLO)

Madame Alice LEEUWERCK, Conseillère Communale, souhaite savoir qui supervise cette « coupole ».

Alice LEEUWERCK, conseillère communale (MR)

Monsieur Luc DE GEEST, Echevin, précise :

-que des réunions de travail sont programmées, que cela se concrétise, que des concertations avec le personnel et entre le personnel (« décloisonnement ») se mettent en place, mais qu'il est difficile de faire changer certaines habitudes ;

-que des programmes d'activités des acteurs touristiques locaux ont été sollicités pour le 15.02 et qu'une réunion des Présidents d'associations et les membres du personnel est prévue le 15.03 et qu'il y a lieu d'élaborer ensemble et dans un bon esprit, celui de l'intérêt général, des projets concrets ;

-qu'il pilote cette coupole en tant qu'Echevin responsable du Tourisme, en collaboration avec Madame la Bourgmestre f.f., Monsieur Didier VANDESKELDE, Monsieur le Directeur Général et Monsieur Olivier CLYNCKEMAILLIE, comme « caution scientifique ».

Luc DE GEEST, échevin (PS-ECOLO)

Madame Alice LEEUWERCK, Conseillère Communale, précise que Monsieur l’Echevin DE GEEST dispose de toute sa confiance en la matière.

Alice LEEUWERCK, conseillère communale (MR)

Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, souhaite savoir quand est programmée la prochaine réunion de Conseil d’Administration de la Régie Foncière.

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin et Président de la Régie Foncière, précise :

-que la trouée vers le Centre d’Interprétation a récemment été effectuée ;

-qu’une réunion du Conseil d’Administration de la Régie Foncière sera prochainement convoquée (avril ou mai).

Didier VANDESKELDE, échevin (ACTION)

Après en avoir délibéré, le Conseil prend, à l’unanimité, la résolution suivante :

Questions-réponses/interpellations.

« 1.Dossier d’extension de CL Warneton :

1A motivation d’acceptation par le collège restreint du truck-wash et de la réserve de carburant en outre d’un hangar relais ?

Analyse des risques vu le récent incendie (09/01/2017) dans cette entreprise ?

1B position de la majorité Action PS quant au deuxième frigo ?

1C situation de la modification inepte et programmée à 90km/h de la RN58 ? Quelle autre solution pour limiter le charroi de tracteurs non seulement à Warneton, mais aussi dans les autres lieux de l’entité (Ploegsteert, …) ?

1D répercussion sur la santé publique des nuisances aériennes entre autre de l’entreprise ?».

Il souhaite également qu’un accès automatique aux rapports de suivi des infractions urbanistiques et environnementales constatées soit assuré aux chefs de groupe, dans le cadre du « droit de regard ».

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

« -Le Collège Echevinal a suivi le rapport de synthèse des Fonctionnaire Technique et Délégué favorable sous conditions, au vu de l’amélioration de la situation, avec ajout de conditions communales d’exploitation complémentaires, d’une part en matière de mobilité et, d’autre part, en matière de propreté sur le site et ses abords. Les nuisances seront diminuées : trafic, stationnement, remorques, …. De plus, des contrôles seront effectués.

-Les dossiers sont présentés au Collège Echevinal et traités immédiatement, vu les délais réglementaires, par celui-ci dès que le rapport de synthèse susvisé est reçu au sein des services.

-Dans le cadre du permis, l’avis des services de la Zone de Secours Wallonie Picarde a été sollicité et les services ont émis, en date du 23.11.2016, un avis favorable dans le cadre de l’instruction du dossier.

L’incendie a été maîtrisé en moins d’une heure et l’incident était réduit.

-Dans la logique de la procédure des permis unique, certaines étapes sont à respecter :

- la première étape essentielle est d’attendre de disposer d’un permis déclaré complet avant de s’exprimer, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle ;

- l’avis de différents services spécialisés du S.P.W. sera sollicité lorsque le dossier sera déclaré complet ; par souci d’objectivité, il est logique d’en avoir connaissance avant de prendre la décision finale.

-Pour ce qui concerne la RN58 :

1. -Historique

Avec l'augmentation du trafic des tracteurs dans les centres-villes (essentiellement Warneton et Comines), le Bourgmestre avait demandé en 2010 à pouvoir autoriser la circulation des tracteurs sur la RN58 (à l'instar de ce qui se fait sur la N25 (Nivelles-Louvain-la-Neuve).

La dossier a été évoqué et débattu en commission provinciale "sécurité routière" (CPSR) le 28 octobre 2015. Lors de cette commission, l'interdiction du transport de choses de + 3,5 T au centre de Warneton a également été évoquée.

La CPSR a conclu de la manière suivante : instauration d'une "route pour automobile 'excepté charroi agricole'". La limitation à 90 km/h sur l'entièreté de la section est instaurée.

Avec les mesures d'accompagnement suivantes : marquage pour mettre en évidence la bande utilisée par les véhicules lents, renforcé par une signalisation verticale (bande lente). Une autre signalisation type N25 (delta de vitesse) sera aussi mise en place. Une mesure coercitive : radar fixe et/ou radar-tronçon si accord du pouvoir politique (courrier du directeur Fobelets du 04/01/2016)

En début d'année 2016, le ministre a transmis une "note verte" à l'administration pour l'installation de radars fixes ou radars-tronçons répressifs sur la RN 58.

Comme déjà évoqué précédemment, pour affiner les chiffres et objectiver le sentiment d'insécurité, un comptage a eu lieu les mercredi 18 et jeudi 19 mai 2016.

Le 20 juillet 2016, la ville recevait un courrier de confirmation du ministre qui déclarait s'inscrire dans les actions convenues en CPSR du 28 octobre 2015 et qui marquait son accord pour le placement de radars fixes ponctuels ou de radars-tronçons répressifs sur la RN58 à Comines-Warneton. Il précisait que des marchés de travaux pour l'installation de radars fixes répressifs ou de radars-tronçons répressifs étaient en préparation.

Le 12 septembre 2016, une entrevue a été organisée au cabinet PREVOT afin d'étudier la faisabilité et l'avancement du dossier des marchés de travaux liés à l'installation des radars fixes et radars-tronçons. Le cabinet a été confronté à un devis estimatif pour un radar "multi-tronçons". Ce système n'a jamais été envisagé par la Région Wallonne.

Le 18 novembre 2016, une visite de travail a été organisée lors du déplacement du ministre PREVOT à Comines. L'alternative du radar "multi-tronçons" a été expliquée. Le ministre a promis de réactiver sa note verte à l'attention de l'administration en précisant d'étudier l'alternative.

Le 19 janvier 2017, une réunion rassemblait, autour de la Bourgmestre f.f., divers services du SPW - routes, l'administration communale et la police locale. Le rapport de cette réunion et un courrier de relance vers le ministre sont partis le 16 février dernier. Par ce courrier, la Bourgmestre f.f. propose d'organiser une réunion de suivi mensuelle jusqu'à mise en œuvre de la mesure !

D'autre part, dans le cadre de l'interdiction de tonnage des +3,5 T (transports de choses) dans le centre de Warneton (mesure complémentaire à la mise à 90 km/h sur la RN 58) le Collège des Bourgmestre et Echevins de Comines-Warneton a pris une première ordonnance le 12 septembre 2016 et a prolongé la mesure le 9 janvier 2017. Les communes environnantes ont réagi par la voix de Jean-René LECERF (président du conseil départemental). La route de contournement allant de la Chapelle d'Armentières à Roncq ayant plusieurs fois changé d'administration, une rencontre entre les maires de Warneton, Deûlémont, Frelinghien, le département du Nord et moi-même a eu lieu le 20 octobre 2016.

2. Arguments de sécurité routière et autres

Aux critiques qui insistent sur le fait de prendre toute la population en otage (par la mise à 90 km/h) pour servir les intérêts particuliers de CL WARNETON ...

Je pense qu'il faut inviter tous les membres du conseil à prendre de la hauteur et à rappeler que la coutume consistant à rattraper du temps sur la route appartient au passé et que, de manière générale, la sécurité routière, en ce compris la limitation de la vitesse, est d'intérêt public. Il faut protéger les citoyens de l'ensemble de l'entité contre les nouvelles formes de nuisances et les rassurer notamment sur leur sentiment subjectif d'insécurité, même par la prise de décisions limitant le sentiment de liberté des usagers de la route.

Le Ministre PREVOT l'a d'ailleurs rappelé : c'est la sécurité routière qu'il entend renforcer en faisant passer la RN58 de 120 km/h à 90 km/h, et non pas les intérêts d'une société privée et de la centaine d'agriculteurs qui s'y rendent quotidiennement.

D'autre part, statistiquement, il est prouvé qu'une limitation (et le contrôle) à 90 km/h réduit les conséquences en cas d'accident.

Enfin, en circulant à 90 km/h au lieu de 120 km/h, le trajet du pont du Badou jusqu'au Moulin Soete (13,8 km) ne prend que 2 minutes et 18 secondes supplémentaires. C'est beaucoup et c'est très peu en même temps. Est-ce que cet allongement du temps de trajet ne peut pas être imposé à tous les usagers afin de permettre aux milliers de riverains des centres de Comines, Bas-Warneton, Warneton et Le Touquet de vivre de manière plus paisible ?

En réglementant la circulation qui impacte les centres-villes et dont l'une des causes se situe dans l'augmentation du trafic lié à une société en particulier, on règle également toute une série d'autres situations tout aussi particulières qui n'auraient pas été réglées si la situation n'avait pas été analysée dans sa globalité.

L'alternative qui consiste à construire de nouvelles routes ou à élargir les routes parallèles à la RN58 ne tient pas la route au point de vue économique. Une nouvelle route à double sens de circulation coûte (hors expropriation) 1.700 € au mètre courant, ce qui fait 170.000 € pour 100 mètres courants, qui seraient nécessaires à désengorger les centres-villes sans passer par la RN58. A l'heure où l'ensemble des administrations et autorités publiques se doivent de gérer l'argent public en bon père de famille et où l'austérité et l'économie des moyens sont les maîtres-mots de toute dépense publique, la construction de nouvelles routes parallèles à la RN58 est impensable, impayable et dispendieuse. « Lever le pied » est la solution !

L'objectif est, avant tout, lié à la sécurité routière. Mais le système proposé par la police locale permet, avec le même matériel, le contrôle de l'ensemble des véhicules empruntant notre RN 58 et la comparaison avec toutes les bases de données policières. Les gouvernements successifs ont souhaité installer un bouclier de caméras dites "intelligentes" sur la frontière pour éviter les vagues de criminalité violente ou pour lutter contre le terrorisme. La zone de police a obtenu, jusqu'en 2014, une subvention de 50.000 € annuels pour installer des caméras sur son territoire. L'actuel gouvernement souhaite installer plusieurs centaines de caméras le long de la frontière belge, mais il semble qu'aucune caméra de ce type ne sera installée sur notre commune.

On va continuer à se battre pour que le dossier aboutisse.

-Dans le permis global de 2012 (permis unique N°2041 de classe 1), l’avis d’une vingtaine de services a été sollicité, que ce soit au sujet des déchets, de l’eau ou de l’air. Ces services ont imposé des normes strictes et ont estimé que ces normes étaient suffisantes pour réduire les incidences sur la santé publique et sur l’environnement.

En l’occurrence, l’Agence Wallonne de l’Air et du Climat (A.W.A.C.) a imposé différentes normes dans le permis unique.

Le service Environnement se renseigne très régulièrement auprès du Département de la Police et des Contrôles (D.P.C.). ».

La Présidente, Marie-Eve DESBUQUOIT

Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, signale qu’une alternative au charroi agricole est le transport par camion et estime que la situation projetée augmente, la nuit et en cas de brouillard, les risques en matière de sécurité routière, mais précise qu’il faut également défendre les intérêts des habitants des villages et des centres-villes.

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, précise que les tracteurs roulent à la vitesse moyenne de 45/50 km/h, que ceux-ci sont source d’un peu de bruit et ont un certain impact visuel et rappelle que la solution de laisser le charroi agricole emprunter la RN58 avait été suggérée dès 2008.

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

« 2.Plugstreet 14-18 :

2A Classement de sites 14-18 au patrimoine de l’Unesco : qui gère l’initiative du choix des sites proposés au classement…..

2B Quelles initiatives sont prises par la ville de Comines-Warneton ?

2C situation du musée :

-Evolution du taux de fréquentation ?

-Situation financière ?

-Etat du procès de la régie et la ville contre la brasserie Vanuxeem, quant au nom déposé « Plugstreet » ». »

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

« -Initialement, c’est la Flandre qui souhaitait classer les sites de la Première Guerre mondiale situés sur son territoire au Patrimoine mondial de l’Unesco. Du côté de l’Unesco, il a immédiatement été demandé de travailler avec une vision plus large et d’étendre le dossier à toute la zone du « Front Ouest », incluant donc des sites en France et en Wallonie. Il s’agit donc d’un dossier tripartite.

En outre, la demande de classement concerne uniquement les sites funéraires. L’Unesco n’est en effet pas adepte de sites « de guerres » (les bunkers et autres lieux ne sont donc pas présentés au Patrimoine mondial de l’Unesco).

En ce qui concerne les sites situés en Wallonie, c’est le Département du Patrimoine (gestionnaire du dossier au Département : M. Thomas Elleboudt, historien) qui gère le dossier et qui a sélectionné une série de sites (avec consultation préalable). Ploegsteert en faisait évidemment partie. Le Département, sur base d’avis scientifiques, a sélectionné les sites de Ploegsteert les plus remarquables (selon leur histoire, leur implantation, etc.) : le Mémorial et le cimetière qui l’entoure, les cimetières des bois et ceux à proximité directe.

Une fois les sites identifiés, le Département du Patrimoine a interpellé les communes concernées de manière individuelle en vue de constituer pour chaque site (dont Ploegsteert), un Comité de gestion local en vue d'établir un plan d'actions local qui met en valeur les différents sites. Rappelons également que ces sites sont entièrement gérés par la Commonwealth War Grave Commission.

Pour Comines-Warneton, l'Agence de Développement Local (ADL) a été désignée comme interlocuteur et coordinateur du dossier au niveau local, mais les associations locales (Société d'Histoire, Régie Foncière, …) impliquées de près ou de loin dans les activités liées à la Commémoration et au Souvenir de la Grande Guerre font pleinement partie et participent activement au Comité de Gestion local.

Un plan d'actions local regroupant les initiatives déjà en place ou restant à mettre en place a été rédigé (et a d'ailleurs reçu toutes les félicitations du Département du Patrimoine) et sera soumis au Comité du Patrimoine mondial.

Ce plan reprend notamment :

- les actions des associations patriotiques ;

- les activités pédagogiques (Plugstreet, Office du Tourisme) ;

- les actions du Commonweath ;

- et de nombreuses autres dimensions (signalétique, communication, publications, actions culturelles, etc.).

Une visite d'un groupe d'experts dénommé ICOMOS (organe consultatif scientifique de l'UNESCO) aura lieu à la fin de l'été sur les différents sites candidats.

Par ailleurs, la Région Wallonne est tenue de protéger juridiquement les sites candidats au Patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est pourquoi une zone tampon a été déterminée et couvre les 8 sites (cimetières) et le Mémorial. Cette zone tampon inclut les cratères de mines et les Bois du Gheer (l'une des zones les mieux préservées du Saillant d'Ypres. Une étude des photographies aériennes de la Grande Guerre sur le territoire a révélé que le site des Bois du Gheer présentait encore de nombreuses traces du conflit - abris, relief créé par les tranchées, les obus, etc …).

Cette reconnaissance UNESCO représenterait un label de qualité pour notre région.

En ce qui concerne d'éventuels projets urbanistiques dans cette zone, un avis supplémentaire doit être sollicité auprès du service régional compétent, ce qui allonge la procédure d'environ 1 mois.

-A ce jour, Comines-Warneton a pris l'initiative d'organiser une conférence de presse afin de communiquer sur la candidature des sites de Ploegsteert au classement du Patrimoine mondial de l'Humanité. Il s'agit d'un titre prestigieux qui pourrait avoir des répercussions en termes de visiteurs.

En fonction de l'annonce des résultats en 2018, des actions spécifiques pourront être menées (mises à jour des outils de communication/promotion, travail en étroite collaboration avec le Commonwealth, développement d'animations supplémentaires, etc.), selon le plan d'actions local et selon les moyens financiers. Cette reconnaissance n'engendre aucun apport financier.».

La Présidente, Marie-Eve DESBUQUOIT

Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin et Président de la Régie Foncière, précise que la Régie Foncière, propriétaire de biens dans la zone visée par le projet de classement, a émis un avis favorable sur ce classement pour ce qui concerne ses biens.

Didier VANDESKELDE, échevin (ACTION)

Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, précise que des catacombes et autres bunkers sont situés sur terrains privés et s'interroge sur l'intérêt et l'opportunité de procéder à l'expropriation de ces biens immeubles. Dans le même ordre d'idées, Madame Alice LEEUWERCK, Conseillère Communale, s'interroge sur l'absence des ruines du « Château Breuvart » dans les propositions de classement.

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

Madame la Présidente précise que les propositions de classement émanent des services de la Région Wallonne, que la décision finale de classement(s) sera adoptée en juin 2018 et estime que des expropriations ne sont pas nécessairement requises dans ce cadre, vu le statut « protégé » des biens en question et précise que des problèmes d'accès à ces sites pourraient se présenter.

La Présidente, Marie-Eve DESBUQUOIT

Monsieur Luc DE GEEST, Echevin ayant notamment le Tourisme dans ses attributions, précise qu'il a récemment, à l'occasion d'une rencontre avec l'Ambassadeur de Serbie, mis en évidence le Centre et la région.

Luc DE GEEST, échevin (PS-ECOLO)

« Il faut parler non pas de « musée », mais de centre d'interprétation.

En 2015, le taux de fréquentation était à la baisse. Début 2016, le taux n'a pas forcément augmenté. Cependant, depuis le mois de juin, nous rencontrons un léger pic d'augmentation de visites par rapport à l'année passée, notamment dû aux activités menées et destinées à attirer des touristes de tous horizons (Belges : Flamands, Wallons, Bruxellois, Français et Britanniques, …).

La cause principale de la baisse de fréquentation pour le début d'année 2016 est à trouver dans les annulations de groupes suite aux attentats.

Les causes du léger pic d'augmentation de visites à partir de juin proviennent notamment du fait des diverses activités organisées (Comines Ville Ouverte, journée intergénérationnelle, week-end d'objets insolites…).

-Les comptes 2016 sont en cours d'élaboration et seront présentés lors d'une prochaine réunion du Conseil d'Administration de la Régie Foncière et d'une prochaine séance du Conseil Communal.

-Le litige évoqué porte sur l'utilisation de l'appellation « Plugstreet » et concerne la seule Régie Foncière. Une convention de transaction est en cours d'élaboration et de négociation. Il n'y pas de procès entendu comme procédure pendante devant les Cours et Tribunaux et la commune n'est nullement concernée par ce dossier. La bière en question n'a pas encore été mise en bouteilles. ».

Didier VANDESKELDE, échevin (ACTION)

« 3. Elevages intensifs : projection vers l'avenir ?

Nous souhaitons un débat au sein du Conseil Communal (enfin ?) sur la prise de position récente de la majorité sur les élevages de type industriel à Comines-Warneton… Extension vs mise en conformité ? ».

Il estime, en ce qui concerne le projet d'implantation des porcheries TAVEIRNE à la rue du Petit Pont à Ploegsteert - voisin immédiat du site « Plugstreet » - résulte d'une « bizarrerie » du plan de secteur de l'époque et estime cet état de fait dommageable.

Didier SOETE, conseiller communal (MR)

Monsieur Philippe MOUTON, Conseiller Communal, s'étonne que le Collège se soit réuni un mercredi pour statuer sur des projets aussi délicats que l'extension de CL Warneton et les élevages industriels.

Philippe MOUTON, conseiller communal (PS-ECOLO)

« Une « commission », sous forme de réunion de travail des membres du Conseil, spécifique à cette thématique a été réunie en date du 26 octobre 2016, chaque groupe politique était représenté en nombre et a pu participer au débat ainsi proposé, pendant plus de 2 heures.

Les rapports de synthèse sur les dossiers BOURGOIS et TAVEIRNE étaient tous favorables pour l'ensemble des demandes. Les décisions du Collège Echevinal, autorité compétente selon le décret sur le permis d'environnement, a, s'agissant de mises en conformité de sites existants, octroyé, sous conditions et l'un des 2 dossiers de manière partielle, les permis à la société TAVEIRNE et a refusé, vu l'augmentation de cheptel, le dossier BOURGOIS. Le refus pour ce dernier projet était basé sur l'augmentation substantielle du cheptel et le caractère non techniquement « scindable » (bâtiment unique) du projet. Ces décisions sont consultables par le public et ont d'ailleurs fait l'objet d'un avis d'affichage sur le terrain ainsi que sur le site internet de la Ville. ».

La Présidente, Marie-Eve DESBUQUOIT

Monsieur Philippe MOUTON, Conseiller Communal, précise, en ce qui concerne les dossiers TAVEIRNE, qu'il y a une augmentation globale de l'ordre de 1.200 bêtes et qu'il y a lieu d'être particulièrement attentif au nouveau projet déposé par la même société sur le site de la route de Neuve-Eglise à Warneton.

Philippe MOUTON, conseiller communal (PS-ECOLO)

Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin, précise qu'à l'époque où le plan de secteur a été fixé, il s'agissait, en ce qui concerne la rue du Petit Pont, de la régularisation d'une situation existante, qu'en ce qui concerne le dossier de Ten-Brielen, aucun recours n'a été introduit auprès du Ministre compétent, que le 1er lundi de janvier était le 02.01, que dès lors le Collège Echevinal s'est tenu en semaine et qu'il n'est pas possible de veiller, pour fonctionner, à ce que l'entièreté des membres du Collège Echevinal soient présents. Il précise que le Collège Echevinal a tenu compte, dans ces dossiers, des avis des services spécialisés de la Région Wallonne

-Monsieur Philippe MOUTON, Conseiller Communal, intervient comme suit :

« 1. Avenir de l'agriculture à Comines-Warneton. Analyse des pressions diverses subies par l'agriculture. Perspectives d'avenir. Particularités régionales. Actualité des projets industriels porcins.

Les pressions s'exercent dans les domaines suivants : foncières car il est de plus en plus difficile d'avoir suffisamment de terres à exploiter entre autres à cause de l'expansion urbaine et industrielle. Pour l'entité, ce sont 200 ha qui risquent de disparaître d'ici quelques années à Comines-Warneton. Les pressions sont financières par le surplus de charges d'emprunts pour de plus en plus de bâtiments et d'équipements quasi industriels. Les firmes de construction et les bureaux d'études poussent à la démesure et spéculent sur les possibilités des agriculteurs. Les pressions sont administratives par la quantité de dossiers à traiter par les agriculteurs qui deviennent des administratifs. Nous pensons que les bureaux d'études pourraient orienter les agriculteurs vers des alternatives à l'élevage intensif et à la dépendance par rapport à l'industrie agro-alimentaire. Il existe des potentialités dues à notre situation géographique proche de plusieurs agglomérations urbaines demandeuses de produits différenciés. Dans la région plusieurs agriculteurs offrent des produits à la ferme, des produits bios, des productions particulières comme des champignons, du houblon, jus de fruits, etc…

Pour revenir à la gestion par le Collège Communal des élevages industriels, il faut se rendre compte que le cheptel à Ten Brielen va bel et bien augmenter de 1250 porcs. On ne parle pas pendant ce Conseil du projet Taveirne de Warneton, mais ce dernier passe d'environ 1400 truies, 600 cochettes et un peu moins de 4000 porcelets à près de 12000 porcs à l'engrais. Le cheptel serait plus que doublé. Nous espérons que la Ville de Comines-Warneton ne sera pas trompée dans ce revirement de projet. ».

Didier VANDESKELDE, échevin (ACTION)

Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, rappelle la situation d'« enclave » de Comines-Warneton, la pression sans cesse croissante des partenaires commerciaux, les exigences réglementaires et sanitaires toujours plus poussées et l'augmentation subséquente de la charge de travail des agriculteurs. Il estime qu'il y a lieu de favoriser le « circuit court », gage de qualité et sous contrôle, et précise que sa vision de l'agriculture est de revenir à du familial et d'éviter le spéculatif. Il précise que le nombre de porcs (chiffres AFSCA) sur l'entité est en diminution ces dernières années.

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

« 2. Situation des familles en détresse face à la pauvreté. Que peut faire la commune devant les cas les plus graves de précarité ? Quelles sont les ressources communales au niveau du logement, des besoins de base des enfants, de l'accompagnement des parents, du fonctionnement et de la concertation entre les différentes institutions communales ?

Une famille a été touchée par tous ces problèmes et a dû partir vers une destination l'éloignant de Comines-Warneton.

Cette famille que nous pouvons facilement imaginer dans la précarité est composée de deux enfants dont un de six mois, une petite fille de six ans, leur maman et son compagnon. Il s'agit ici d'observer la discrétion et je ne citerai aucun nom en rapport avec ces personnes. Mais il est regrettable qu'ils aient dû partir au milieu d'une année scolaire. Durant une rencontre avec eux, il était évident qu'ils ne voulaient pas déménager. Plusieurs personnes sont allées dans les institutions communales pour vous le demander.

Dans votre lecture des missions à remplir par la plate-forme de lutte contre la pauvreté infantile, vous oubliez curieusement Monsieur Vandeskelde deux missions qui auraient pu être menées à bien dans le cadre de l'aide apportée à la famille en question, à savoir…

a) Détection proactive et prévention de la pauvreté

b) Renforcer la plateforme par l'accueil de nouveaux partenaires et en particulier l'école fréquentée par l'enfant de six ans.

Je veux aussi faire mention d'une lettre très importante signée par Monsieur le Bourgmestre Gilbert Deleu avec 204 autres bourgmestres, il s'agit de la Déclaration des Bourgmestres contre la pauvreté des enfants.

Afin de vous épargner la lecture de la totalité de cette déclaration, je vous suggère d'entendre deux paragraphes marquants de la problématique que cette famille a vécue.

Considérant que la pauvreté durant l'enfance induit des conséquences dangereuses ultérieurement dans la vie, telles que l'abandon scolaire précoce, le chômage, les problèmes de santé physique et émotionnelle, la délinquance de rue... Rupture scolaire il y a bien eu car une petite fille de six ans a dû quitter son école.au milieu de l'année scolaire;

Considérant le fait que la pauvreté est fortement concentrée dans les villes, et principalement regroupée dans les quartiers défavorisés. On était dans un village à Houthem et on part en ville. Le village aurait pu constituer un cadre plus structurant comme le fait espérer la déclaration.

Les Bourgmestres signataires s'engagent à contribuer à lutter contre la pauvreté de l'enfance : Je vous suggère Madame la Bourgmestre faisant fonction de suivre l'exemple de Monsieur le Bourgmestre en signant vous aussi la lettre des Bourgmestre et de vous en inspirer. ».

Philippe MOUTON, conseiller communal (PS-ECOLO)

« - Depuis 2014, la Régie des Quartiers a mis sur pied une plateforme de lutte contre la pauvreté infantile. Cette dernière est agréée par le Ministère de l'Intégration Sociale et est soutenue par des partenaires locaux et régionaux (Ville, Jeunesse, Lysco, ONE, Agora Jeunes, Centre Culturel, Ecoles, Crèches, Service régionaux d'aide et de protection de l'enfance, PMS, PSE, Service d'Aide aux Victimes, C.P.A.S., …). Une assistante sociale à mi-temps a été affectée à ce projet.

Cette plateforme a pour objectifs :

1. d'agir concrètement sur le terrain de manière individuelle ou collective via des visites régulières dans les écoles et dans les crèches de l'entité afin d'être disponible pour les partenaires et les intervenants locaux dans le cadre de suspicion ou détection de cas de pauvreté infantile ;

2. d'accompagner et orienter les familles en difficulté avec notamment des interventions à domicile ;

3. de créer d'un fonds spécial « Pi » à destination des familles et des enfants touchés par la pauvreté infantile, soit via des actions individuelles (frais de fournitures, affiliations, …), soit via des actions collectives. Ce fonds vient en complément du fonds du C.P.A.S. ;

4. de soutenir les dynamiques locales, orienter le public, promotionner les actions déjà mises en place ;

5. de sensibiliser et former les intervenants locaux à la problématique ;

6. d'encourager la collaboration (charte) ;

7. de mettre sur pied des actions à destination du public cible sans stigmatisation mais en s'assurant de la mixité (pièce de théâtre, atelier lecture, répertoire des bourses et brocantes, cinéma, sorties récréatives, projet intergénérationnel, projet en collaboration avec le Conseil des Enfants, ateliers culinaires, …).

De plus, le C.P.A.S. accompagne les familles en difficulté et leur permet d'accéder à un fonds de lutte contre la pauvreté infantile afin de financer certaines dépenses.

Pour finir, une aide alimentaire hebdomadaire est organisée dans l'entité : un colis alimentaire gratuit en fonction de la taille du ménage et l'accès à une épicerie solidaire.

-En ce qui concerne les ressources communales au niveau du logement, la présente assemblée a approuvé, en sa séance du 23.05.2016 (8ème objet), l'inventaire des logements publics situés sur le territoire de Comines-Warneton. Ce recensement comprenait les logements appartenant à la commune. ».

Didier VANDESKELDE, échevin (ACTION)

Madame la Présidente précise :

- que la famille en question n'a pas été invitée par la commune à quitter l'entité, que l'initiative émane de la famille elle-même et que de nombreux services et agents communaux ont suivi de près cette famille;

- qu'une concertation - telle que voulue par le Code Wallon du Logement et de l'Habitat Durable - est prévue le 17.03.2017 entre, notamment, la Ville, le C.P.A.S., la S.C.R.L. LYSCO et la Régie Foncière visant précisément à aborder différents problèmes relatifs au logement et, notamment, la manière de répondre le plus justement et efficacement possible à des situations de précarité. En effet, l'expérience montre que l'aide apportée ne l'est pas toujours aux personnes qui en auraient le plus besoin, d'où la nécessité de définir. Se concerter, améliorer la collaboration et parler d'une même voix est bénéfique.

La Présidente, Marie-Eve DESBUQUOIT

Après en avoir délibéré, le Conseil décide de prendre acte de ce qui précède et de classer ces informations au dossier ad hoc.

Monsieur Luc DE GEEST, Echevin, quitte la séance.

Décision

Le procès-verbal renvoie à son annexe pour cette délibération : son texte est repris ici.

DECIDE, à l'unanimité :

Article 1. – A partir de l'exercice budgétaire 2017, de revoir à la hausse :

- le subside communal annuel de fonctionnement de 25.000,00 €uros octroyé à la Régie Communale Autonome – Régie Foncière de Comines-Warneton - et de le porter à 40.000,00 €uros par an ;

- le subside communal annuel « traitements » de 59.000,00 €uros octroyé à la Régie Communale Autonome – Régie Foncière de Comines-Warneton - et de le porter à 65.000,00 €uros par an.

Art. 2. - D'imposer à cette Régie qu'elle affecte exclusivement lesdites subventions annuelles revues à la hausse, à ses frais de fonctionnement et aux rémunérations de son personnel.

Art. 3. - De subordonner la liquidation de ces subsides communaux annuels de fonctionnement (de 40.000,00 €uros) et de traitements (de 65.000,00 €uros) à l'approbation définitive des crédits nécessaires qui seront inscrits au budget communal ordinaire 2017 et suivants de la Ville.

Art. 4. - De transmettre la présente délibération, en triple exemplaire, à Monsieur le Gouverneur de la Province du Hainaut, en simple expédition, pour communication et suites voulues, au Directeur Financier, au service des Finances de la Ville ainsi qu'à Monsieur Didier VANDESKELDE, Président de la Régie Foncière de Comines-Warneton.

Références et motivations (12 paragraphes)

LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;

Vu les dispositions du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, en particulier l’article L 1122-30 ;

Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;

Vu les dispositions de la loi du 14.11.1983 relative au contrôle de l’octroi et de l’emploi de certaines subventions, notamment ses articles 3 et 4 ;

Vu la lettre, datée du 25 octobre 2016, parvenue le jour même à l’Hôtel de Ville, par laquelle Monsieur Didier VANDESKELDE, Président de la Régie Foncière de Comines-Warneton, souhaite que, pour les budgets 2017 et suivants, les instances compétentes de la Ville de Comines-Warneton augmentent les subsides communaux ordinaires suivants :

- 40.000 €uros en frais de fonctionnement en lieu et place de la subvention communale annuelle qui est actuellement de 25.000 €uros – Article budgétaire 921/435-01 ;

- 65.000 €uros en frais de personnel en lieu et place de la subvention communale annuelle « traitements » qui est actuellement de 59.000 €uros – article budgétaire 92102/435-01.

Attendu que la présente demande de révision à la hausse de ces subsides communaux annuels de fonctionnement et de traitements est motivée par la volonté de disposer de liquidités nécessaires en vue de poursuivre les activités habituelles de la Régie, voire de lancer de nouveaux projets, et de payer son personnel qui devrait d'ailleurs se compléter par l'engagement prévu d'un(e) gradué(e) en tourisme trilingue, au barème D6, au minimum ;

Attendu qu'en sa séance du 7 décembre 2016, la Commission Communale des Finances a été saisie de ce dossier et, après en avoir délibéré, à la majorité des voix, a marqué un avis favorable sur ces propositions ;

Attendu que les crédits nécessaires seront prévus comme suit, à la page 80 du projet de budget communal ordinaire de 2017 – adopté par la présente assemblée en sa séance du 19.12.2016 (9ème objet) - et aux budgets qui suivront :

Article budgétaireLibelléCrédit
921/435-01Subvention de fonctionnement à la RCA : Régie Foncière40.000,00 €
92102/435-01Subv. « traitements » à la RCA : Régie Foncière (Centre d'interprétation)65.000,00 €

Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Echevins ;