Point 42b
Tenue du chantier de réfection des corniches de l’église d’Houthem.
- Sans vote
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
« Tenue du chantier de réfection des corniches de l'église d'Houthem.
Les équipements de sécurité sont-ils vraiment suffisants ?
Il n'est pas ici question d'échafaudages proprement dits, mais de très sommaires planches fixées par des serre-joints (une de ces structures s'est détachée avec le vent ce lundi 8 février).
Aucun filin où des harnais pourraient s'arrimer ne sont visibles le long des murs de l'église.
Il faudrait au minimum un échafaudage homologué permettant d'atteindre le premier niveau des corniches à 7 m de hauteur.
Le second niveau de travail est accessible par une échelle. Il est constitué d'une simple plate-forme d'1 m de large fixée sur des échelles par des équerres. Ici aussi deux très aléatoires planches sont placées à hauteur du dos (cette plate-forme est disloquée par le vent ce lundi 8 février).
Les ouvriers ont-ils été formés pour travailler à des hauteurs (corniche à 7m, plate-forme sur échelles à 14 m et faîte du toit à 20m) aussi importantes ?
Les équipements de protection individuels sont-ils disponibles ?
Avec la tempête qui a soufflé ce lundi 8 février en fin de journée, des éléments de l'échafaudage ont été désolidarisés et risquent de tomber au pied de l'église dans le cimetière. ».
Madame la Présidente invite Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin ayant notamment le Personnel et les Travaux dans ses attributions, à répondre à cette question.
« Rapport travaux de toiture – Eglise d’Houthem 10/02/2016
Suite à la tempête de la journée du lundi 8 février, (voir annexe bulletin météo), les équipements de sécurité de toiture pour les travaux de toiture (zinguerie du chêneau et remplacement d’ardoises) ont bougé sous l’effet des vents violents.
Les garde-corps et plancher de travail ne sont pas tombés et sont restés solidaires à la toiture à l’église, étant donné que ces équipements ont été arrimés avec points d’ancrage.
Un des garde-corps composé de supports métalliques et pas de simples planches, mais de voliges solides sans nœuds, de section 2,5cm x 15cm, s’est couché sur le toit bas de l’église, sans risque de chute. Le redressement s’est fait par un simple relevage du garde-corps.
Pour le plancher métallique de travail pour le chéneau partie haute de l’église, le vent a soulevé l’avant du plancher, provoquant le décalage de l’appui du plancher sur le support (en temps normal, le système est bloqué dans une encoche par son propre poids). L’ensemble étant arrimé n’a pas provoqué de dégâts. Il a suffi de relever le plancher pour le remettre dans la position normale sécurisée.
Pour l’équipe de toiture du service technique communal :
Les accès de niveau de travail se font toujours par échelles, arrimées en tête, pour éviter le glissement de celles-ci. Les échafaudages servent uniquement de plan de travail. Le travail sur une échelle est proscrit, il ne peut être de longue durée, un échafaudage ou une nacelle est alors utilisé.
Pour le travail en hauteur, une formation a été organisée en mars 2013, par le service gestion des risques de la médecine du travail ARISTA, pour les équipes concernées par ce type de travail (équipe toiture, électricien, élagage, …). Elle reprenait les mesures de sécurité pour le travail à l’échelle, échafaudage, port des protections individuelles, ….
L’équipe de toiture est équipé de harnais, …, si l’usage en est nécessaire et est contrôlé par AIB Vinçotte.
Lors de travaux particuliers de travail en hauteur, une analyse de la méthode de travail est établie avec l’équipe de toiture (ex : intervention pour démolition de cheminée, réparation toiture, …) ».
Monsieur Frank EFESOTTI et Monsieur Philippe MOUTON, Conseillers Communaux, se disent ne pas être satisfaits de la réponse donnée et précisent que si un cas identique venait à se représenter, ils feraient en sorte que le chantier soit immédiatement arrêté.
Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin, précise qu’il accorde une grande importance à la sécurité sur les chantiers du personnel communal et qu’il n’est jamais demandé aux agents communaux de travailler en hauteur par temps de vents.
Après en avoir délibéré, le Conseil décide de prendre acte de ce qui précède et de classer ces informations au dossier ad hoc.