Point 2
Communications de la Bourgmestre.
- Communication
- Sans vote
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
Madame la Présidente apporte quelques éléments de communication à l'aide des slides suivantes :
Monsieur Philippe MOUTON, Échevin ayant notamment l'Environnement dans ses attributions, estime que plusieurs points dans le dossier de demande introduite par la N.V. AZULATIS posent questions. Il s'interroge sur le contrôle de l'arrivée des eaux dans le réceptacle de Bas-Warneton durant la nuit et sur les soucis plus compliqués à déceler que durant la journée. Il estime également primordial d'exiger le rejet des eaux au-dessus du niveau de la Lys afin d'avoir une vision correcte des choses. Il insiste également sur la teneur de l'eau transportée via une conduite étanche qui n'aura pas été atténuée par son périple dans la Douve et subirait donc une percolation moins locale. Il pointe également la problématique de la mutualisation de la ressource en eau et estime qu'il sera difficile d'en faire bénéficier d'autres et de l'organisation de cette redistribution. Il précise en outre qu'il y a peu de prise en compte de « l'eau locale » et des endroits où celle-ci se trouve en excédent. Il rappelle la problématique d'un drainage historique en Flandre Occidentale empêchant le réapprovisionnement naturel des nappes phréatiques et estime qu'il est nécessaire d'avoir des endroits où l'eau puisse percoler. Il insiste enfin sur la spécificité géographique de Comines-Warneton située entre trois États et rappelle que des législations différentes s'appliquent en matière de gestion de l'eau.
Monsieur Joël LINDEBOOM, Conseiller Communal, souhaite remercier toutes les personnes qui se sont impliquées – notamment avec le CADEC – dans ce dossier qu'il estime comme étant l'achat d'« un chat dans un sac ». Il estime également qu'il y a un manque de respect vis-à-vis de la Lys et s'interroge sur l'impossibilité pour le groupe Azulatis – qui se définit comme professionnel de l'épuration – de mettre en place ce système en Flandre autour des entreprises concernées. Il rappelle que l'eau est un enjeu pour l'avenir et estime que donner le feu vert à cette entreprise nuirait au développement futur de l'entité. Il estime enfin que ce dossier implique de nombreux risques pour peu d'avantages.
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, souligne la similarité de ce dossier avec celui de Clarebout Warneton qui a, à l'époque, créé de nombreux emplois, et dont l'entreprise a été récemment rachetée par un groupe américain (Simplot). Il rappelle qu'à l'heure actuelle, de nombreux contrats de travail n'ont pas été renouvelés au sein de l'entreprise, y compris les contrats de sous-traitance, et rappelle également l'installation d'un port autonome (PACO) destiné majoritairement aux activités de Clarebout Warneton au détriment des agriculteurs locaux. Il estime que la Ville de Comines-Warneton paye aujourd'hui le prix de ces implantations, notamment en raison de la densité du charroi et rappelle avoir été contre le projet Clarebout malgré la création de nombreux emplois. Il rappelle également que l'existence du groupe Azulatis a été découverte lors d'une fuite de gaz à Warneton lors d'un forage de repérage. Il estime qu'à l'heure actuelle, de nombreux forages – contrôlés ou non – sont réalisés et rappelle qu'en Flandre, les nappes phréatiques étant polluées, il devient difficile, voire impossible d'y pomper de l'eau. Il estime ainsi être face à une « guerre de Régions » et à un forcing à travers l'enclave géographique qu'est Comines-Warneton. Il rappelle également qu'à l'époque, la Ville de Messines s'était également battue pour que le trafic lié à l'entreprise « Clarebout passe par la rue du Romarin et non par son centre-ville. Il estime que c'est le même « groupe financier » qui est toujours en demande et que Comines-Warneton est un peu comme le « dindon de la frite ». Il déplore la pollution de l'air apporté par ce même groupe et rappelle à cet effet l'étude du Professeur JACQUES – devenu conseiller de Monsieur CLAREBOUT – concernant les « sniffing units ». Il espère que les ministres régionaux prendront en compte la particularité de Comines-Warneton et du fait que cette dernière ne peut devenir la « terre poubelle » de la Flandre. Il rappelle qu'à Heuvelland, une rue a été complètement rachetée pour les activités de Clarebout et souhaite – vu les nombreux effets secondaires subis par l'entité en raison de cette activité – mettre un « stop aux frites ». Il déplore également les règles financières mises en place par la Région Wallonne et les nombreux emplois en passe d'être supprimés.
Madame la Présidente rappelle que le Collège des Bourgmestre et Échevins devra prendre une décision en toute impartialité dans ce dossier tout en tenant compte des nombreux avis émis.
Lieux concernés
- CL. Warneton
- Hôtel de Ville de Comines-WarnetonPlace Sainte-Anne, 21
- Salle polyvalente du quai Verboeckhoven, WarnetonQuai Verboeckhoven, 7784 Warneton