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Politique CW

Point 9

Finances communales. Taxes communales. Taxe communale annuelle sur l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers assimilés produits par une activité économique. Décision.

Source : procès-verbal, page 38

Vote

13 pour, 1 contre, 11 abstentions

Pour (13)

Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées

Madame la Présidente propose au Conseil, pour l’exercice d’imposition 2022 :

- d’établir une taxe communale annuelle sur l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers assimilés produits par une activité économique ;

- de fixer le montant de la taxe à 69 € (celle-ci est indivisible) ;

- de mettre à la disposition du commerçant 20 sacs-poubelles de 60 litres et 20 sacs bleus de 60 litres pour P.M.C..

Elle signale que cet objet a été examiné en détail par la Commission Communale des Finances en sa séance du 26.10.2021.

« Beaucoup de ces dites « activités économiques » ont souffert pendant 2020-2021 du lockdown, des restrictions et autres impacts négatifs causés par le Covid. Pour 2022, vous allez leur mettre une taxe de 69 € pour les déchets éventuellement produits par leur activité économique. Pour compenser partiellement, on met à la disposition 20 sacs-poubelle et 20 sacs PMC, que certains n’auront pas besoin pour diverses raisons. Quid de ceux qui se rendent avec les déchets au parc à conteneurs régulièrement ?

Quid de ceux qui ont un conteneur de +/- 1.100 litres qui payent pour la location et les vidanges (selon le nombre bien sûr) entre 300 € et 500 € par an. Ajoutons à cette somme votre taxe de 69 € et ajoutons à cela la « taxe ménage », on arrive à la coquette somme de 713 €.

Autre exemple : une entreprise cominoise paie 192,50 €/tonne pour la livraison de déchets à la société VANHEEDE. Ils doivent faire une déclaration semestrielle à la direction des infrastructures de gestion et de la politique des déchets du Département des Sols et des Déchets à Jambes (Namur). Pour cette déclaration, ils doivent mentionner à qui ils ont livré la quantité et le cheminement de leurs déchets.

Troisième exemple : une entreprise qui n’a comme seuls déchets professionnels que du carton et du papier, qu’elle transporte elle-même au parc à conteneurs, sachant que ces déchets représentent une valeur, vu la forte demande de papier, cette entreprise devra-t-elle aussi payer cette taxe ?

Dans mes deux premiers exemples, les gens disposent d’une preuve de par le contrat et/ou les factures.

Dans le troisième exemple, je me demande si le parc à conteneurs peut attester du dépôt des déchets afin d’éviter votre taxe de 69 €. Alors, quelle est votre intention vis-à-vis de tous ceux qui ont la preuve (par contrat) avec, par exemple, la société DUFOUR-VANHEEDE et autres qui ont la preuve de factures, soit tous ceux qui payent déjà lourdement pour leurs déchets ?

Que faites-vous par rapport aux inégalités dues à la gestion et de la quantité des déchets produits, puisque dans votre proposition, vous taxez la même façon celui qui trie et celui qui ne trie pas, celui qui produit des tonnages et celui qui prouve qu’il ne produit que quelques kilos ?

Cette taxe résulte aussi du coût-vérité de la gestion de nos poubelles, mais ne reflète pas la réalité du terrain.

Tenant compte de toutes ces données, je vous conseille d’annuler cette taxe discriminatoire envers les indépendants.

Je précise que je voterai « non » à cette taxe ».

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

Monsieur Didier SOETE, Échevin ayant notamment les Finances dans ses attributions, précise que beaucoup d’entreprises peuvent, si les administrateurs sont domiciliés en tant que particuliers sur l’entité, avoir accès au parc à conteneurs. Il précise également qu’il y a ici une baisse de la taxe - qui passerait de 138 € à 69 € - et que cette taxe concernerait non plus 350 redevables, mais 650 redevables, ce qui permettrait de « lisser » la taxe. Il précise que l’ancien règlement-taxe était un « fourre-tout » qui contenait des inégalités à l’époque et que le principe est de faciliter et de favoriser le tri, d’où l’octroi de sacs.

Didier SOETE, échevin (ENSEMBLE)

Monsieur Eric DEVOS, Conseiller Communal, précise que précédemment, les indépendants payaient 138 € de taxe « déchets » par siège d’exploitation et estime qu’ici on va « détaxer » en ce sens que le nombre de redevables sera plus important. Il précise avoir constaté que les indépendants n’utilisent pas souvent les sacs gris. S’il dit qu’il peut comprendre et suivre le Conseiller RYCKEBOSCH sur le fait qu’il a déjà utilisation de conteneurs privés par les entreprises, il estime qu’il serait judicieux d’adapter le montant de la taxe proposée, de la fixer à 50 €, avec suppression de l’octroi de sacs gris et octroi de 2 rouleaux de sacs bleus afin d’inciter à augmenter le tri chez les indépendants. Il souhaite que sa proposition soit prise en considération et fasse l’objet d’un débat et d’un vote.

Eric DEVOS, conseiller communal (ENSEMBLE)

Monsieur Didier SOETE, Échevin ayant notamment les Finances dans ses attributions, déclare pouvoir se retrouver à titre personnel dans le raisonnement du Conseiller DEVOS.

Didier SOETE, échevin (ENSEMBLE)

Madame la Présidente propose donc d’adapter la proposition comme suit soumise à l’examen de la présente assemblée : taxe fixée à 50 € (au lieu de 69 € proposés initialement), octroi de 2 rouleaux de sacs bleus (au lieu d’1 sac prévu initialement) et suppression d’octroi de sacs gris.

Madame Clémentine VANDENBROUCKE, Échevin, suggère d’envisager une exemption pour les indépendants qui apporteraient la preuve de l’existence d’un contrat établi avec une société de ramassage privée et ce, afin de ne pas taxer plusieurs fois pour le même service. Elle précise qu’à défaut de prévoir cette exemption, les membres du groupe ACTION s’abstiendront sur ce point

Clémentine VANDENBROUCKE, échevine (ACTION)

Monsieur David WERQUIN, Conseiller Communal, se dit « surpris » de la rapidité à laquelle cette proposition est faite et précise qu’il votera contre ce point.

David WERQUIN, conseiller communal (PS)

Après en avoir délibéré, le Conseil prend, par 13 voix pour, celles de Madame Alice LEEUWERCK, Bourgmestre, Messieurs Didier SOETE et Philippe MOUTON, Échevins, Madame Chantal BERTOUILLE, Messieurs André GOBEYN, Frank EFESOTTI, David KYRIAKIDIS, Mesdames Myriam LIPPINOIS, Peggy DELBECQUE, Monsieur Eric DEVOS, Mesdames Johanna MOENECLAEY, Sylvie VANCRAEYNEST et Florence DEKIMPE, Conseillers Communaux, 11 abstentions, celles de Mesdames Marie-Eve DESBUQUOIT, Clémentine VANDENBROUCKE et Monsieur Jean-Jacques PIETERS, Échevins, Messieurs José RYCKEBOSCH, Vincent BATAILLE, Didier VANDESKELDE, Gael OOGHE, Mesdames Marion HOF, Charlotte GRUSON, Messieurs Jean-Baptiste LINDEBOOM, et Jean-Baptiste RAMON, Conseillers Communaux, et 1 voix contre, celle de Monsieur David WERQUIN, Conseiller Communal, la résolution suivante :

Décision

DÉCIDE, par 13 voix pour, 11 abstentions et 1 voix contre :

Article. 1. – Il est établi, pour l'exercice 2022, une taxe communale annuelle sur l'enlèvement et le traitement des déchets ménagers assimilés produits par une activité économique.

Art. 2. – La taxe est due par toute personne physique, morale ou assimilée exerçant une activité déclarée à la Banque Carrefour des Entreprises (B.C.E.), qui, au 1er janvier de l'exercice d'imposition, exerce une activité économique sur le territoire de Comines-Warneton.

Art. 3. - Le montant de la taxe est fixé comme suit et est indivisible : 50 EUR.

Ce montant est indivisible, même si la situation de l'activité économique est modifiée pendant l'exercice d'imposition en cours.

Le montant de la taxe ne sera donc pas calculé au prorata du nombre de jours d'activités.

Art. 4. - La situation au 1er janvier est seule prise en considération.

Art. 5. - Il sera mis à disposition 20 sacs bleus de 60 litres pour PMC.

Ces sacs seront délivrés auprès des services communaux, uniquement dans l'année de l'exercice d'imposition en cours, soit au plus tard le 31.12.2022. Toute demande de délivrance de sacs après cette date sera refusée.

Art. 6. – Les clauses concernant l'établissement, le recouvrement et le contentieux sont celles des articles L 3321-1 à L 3321-12 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation codifié, des dispositions de l'Arrêté Royal du 12 avril 1999, déterminant la procédure devant le Gouverneur ou devant le Collège des Bourgmestre et Échevins en matière de réclamation contre une imposition Provinciale ou Communale.

Art. 7. - En cas de non-paiement de la taxe à l'échéance, conformément aux dispositions légales applicables, un rappel sera envoyé au contribuable. Ce rappel se fera par courrier recommandé. Les frais postaux de cet envoi seront à charge du redevable. Ces frais postaux seront recouvrés en même temps que le principal.

Art. 8. – La présente décision entrera en vigueur à dater des formalités de publication prévues aux articles L 1133-1 et L 1133-2 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation.

Art. 9. – Le Collège des Bourgmestre et Échevins est chargé de l'exécution de la présente décision.

Art. 10. - La présente décision sera transmise en double exemplaire :

- à Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut, en vue de l’exercice de sa tutelle générale ;

- au S.P.W. Agriculture Ressources naturelles et Environnement - Département Sols et Déchets ;

- à l’Intercommunale IPALLE ;

- à Monsieur Régis DUMORTIER, Directeur Financier ;

- aux agents des services concernés.

Références et motivations (59 paragraphes)

LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;

Vu la Constitution, en particulier les articles 41, 162 et 170 § 4 ;

Vu la loi du 08.08.1983 organisant un Registre national des personnes physiques ;

Vu la première partie du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation et notamment les articles L 1122-30, L 1122-31, L 1124-40, L 1133-1 et L 1133-2, L 3321-1 et L 3321-2 ;

Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;

Vu les dispositions légales et réglementaires en vigueur en matière d'établissement et de recouvrement des taxes communales ;

Vu les dispositions du décret régional wallon du 27.06.1996 relatif aux déchets, en particulier l'article 21, modifié par le décret du 22.03.2007 ;

Vu les dispositions de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 (arrêté « coût-vérité ») relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;

Attendu que cet arrêté doit permettre de rencontrer des objectifs essentiels en matière de politique des déchets : responsabiliser le producteur – c'est-à-dire le citoyen – dans son rôle de consommateur ; appliquer le principe du pollueur-payeur ; assurer au citoyen un service de qualité au juste prix ; informer le citoyen pour qu'il prenne la dimension du service rendu face au coût que la commune lui réclame ;

Considérant que cet arrêté impose aux communes l'application du « coût-vérité » ;

Vu la circulaire du 30.09.2008 du Ministre Benoît LUTGEN, Ministre Wallon de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme, relative à la mise en œuvre de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;

Vu la circulaire du 17.10.2008 du Ministre Benoît LUTGEN, Ministre Wallon de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme, relative à des précisions supplémentaires relatives à la mise en œuvre de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;

Vu les dispositions du Règlement Général de Police (R.G.P.) intitulé « Bien Vivre à Comines-Warneton », voté par la présente assemblée en sa séance du 08.03.2010 (17ème objet) et modifié à ce jour ;

Vu l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 15.10.2009 et ses annexes relatives aux maisons de repos, résidences-services ainsi qu'aux centres de jour et de nuit ;

Vu les dispositions de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 07.04.2011 modifiant l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;

Vu l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 09.06.2016 introduisant de nouvelles obligations dans le service minimum en matière de gestion des déchets ménagers ;

Vu le Plan Wallon des Déchets-Ressources adopté par le Gouvernement Wallon le 22.03.2018 ;

Vu la circulaire du 13.07.2021, de Monsieur Christophe COLLIGNON, Ministre des Pouvoirs Locaux, relative à l'élaboration des budgets des communes de la Région Wallonne, à l'exception des communes de la Communauté germanophone, pour l'exercice 2022 – partie « Nomenclature des taxes communales » - Taxes ou redevances sur les prestations d'hygiène publique ;

Vu le procès-verbal de la Commission Communale des Finances du 26.10.2021 ;

Vu sa délibération du jour (5ème objet) adoptant le taux de couverture du coût-vérité pour l'exercice d'imposition 2022 ;

Considérant que le taux couverture du coût-vérité est de 99 % ;

Attendu qu'il s'indique de tout mettre en œuvre pour inciter le citoyen à être plus responsable de son rôle de production, de tri et de traitement de ses déchets à travers son rôle de consommateur ;

Considérant que la population bénéficie de multiples outils permettant le tri et la réduction des déchets ménagers résiduels, à savoir :

- l'accès au « Recyparc » géré par l'Intercommunale Ipalle, assurant un service efficace de recyclage des déchets ;

- la mise à disposition d'un réseau de bulles à verre ;

- la mise à disposition d'un réseau de 18 points d'apport volontaire (P.A.V.) destinés à recevoir les dépôts de déchets ménagers organiques et résiduels ;

- le service des collectes en porte-à-porte des déchets résiduels, des P.M.C. et du papier/carton ;

Considérant que les ouvertures pour l'utilisation de ces points d'apport volontaire (P.A.V.) recevant les déchets ménagers résiduels (D.M.R.) sont payantes à l'exception d'un certain nombre d'ouvertures ;

Considérant que les déchets ménagers organiques peuvent être apportés soit en vrac dans un P.A.V., soit aux moyens ad hoc prévus à cet effet, proposé par l'Intercommunale Ipalle ;

Considérant, qu'en plus des moyens importants mis à disposition de la population, l'utilisation des P.A.V. pour dépôts de déchets ménagers organiques est gratuite ;

Considérant que les habitants de la Ville bénéficient également du service de l'enlèvement des déchets ménagers résiduels via une collecte périodique en porte-à-porte, et que ce service est assuré de façon régulière ;

Considérant que la délivrance de sacs-poubelle pour déchets ménagers résiduels destinés à la collecte en porte-à-porte est payante à l'exception d'un certain nombre de sacs ;

Considérant que la délivrance de sacs-poubelle pour déchets P.M.C. destinés à la collecte en porte-à-porte est payante à l'exception d'un certain nombre de sacs ;

Vu la possibilité donnée aux citoyens d'acheter au(x) guichet(s) de l'Hôtel de Ville et de leurs antennes administratives les rouleaux de sacs-poubelle tels que prévus et tarifés par le règlement-redevance sur lesdits sacs en vigueur ;

Considérant que les ménages de la commune qui souhaitent recharger leur carte d'accès aux P.A.V. peuvent procéder à l'achat d'ouvertures des points d'apport volontaire, soit via les Recyparcs, soit via la plateforme MyIpalle ;

Attendu que les moyens mis en place ont pour objectif d'inciter la population à réduire substantiellement la quantité de déchets ménagers résiduels à jeter dans les sacs-poubelle destinés au ramassage en porte-à-porte via les services ad hoc et/ou destinés à être déposés dans les points d'apport volontaire et, à long terme, impacter à la baisse, le coût que représentent lesdits services ;

Attendu que ces objectifs visent également les différents secteurs d'activités économiques se trouvant sur le territoire de Comines-Warneton ;

Vu la distinction établie entre la notion de « ménage » qui vise, soit une personne occupant seule un immeuble bâti et qui y est inscrit au registre à titre de résidence principale, soit la réunion de plusieurs personnes qui, quels que soient les liens qui les unissent, occupent un même immeuble bâti et qui y sont inscrits à titre de résidence principale ; et la notion d'activité économique qui vise la personne physique, morale ou assimilée, exerçant une activité déclarée à la Banque Carrefour des Entreprises (B.C.E.) sur le territoire de Comines-Warneton ;

Attendu que les différents secteurs d'activités économiques établis sur le territoire de Comines-Warneton produisent, dans le cadre de leur fonctionnement « général » - fonctionnement qui n'est pas issu ou lié directement à l'activité spécifique de l'activité, des déchets ménagers résiduels assimilés et que pour cesdits déchets, il est possible de bénéficier des moyens et services mis à disposition des citoyens conformément et dans les limites imposées par les dispositions légales applicables en la matière ;

Vu les remarques formulées par l'Intercommunale Ipalle relatives à l'impossibilité d'accéder à certains des services proposés ;

Attendu que l'« activité économique » limite toutefois, l'utilisation desdits moyens et services pour les redevables concernés par ledit règlement, par l'interdiction d'accéder au Recyparc, l'interdiction de se faire délivrer la carte du Recyparc Ipalle et, par conséquent de ne pas pouvoir utiliser les points d'apport volontaire ;

Vu le principe d'autonomie communale prévu à l'article 170, §4 de la Constitution ;

Attendu que par la limitation d'utilisation de certains services de l'intercommunale Ipalle, des sac-poubelles destinés à la collecte des P.M.C seront octroyés ;

Attendu que toute activité économique, sans restriction, est visée par la présente délibération ;

Vu les articles 10 et 11 de la Constitution ;

Considérant que tout acteur économique et que tout ménage, exerçant et étant inscrit au registre, à la même adresse, sont, pour chacun, suivant sa situation juridique propre, redevable de la taxe, ceci ne constituant pas une double imposition pour un même redevable, mais bien deux impositions distinctes dans le chef de deux redevables distincts, à savoir un ménage d'une part et une activité économique d'autre part ;

Attendu que cette distinction de traitement entre des redevables distincts pouvant être grevés par une même imposition, dans un même exercice d'imposition et inscrit à une même adresse, n'entraîne aucune discrimination ;

Considérant qu'une partie de ce réseau de traitement des déchets ménagers a été financé par le biais de subventions, mais qu'une partie est à charge de la Ville de Comines-Warneton ;

Considérant que la gestion des déchets, de la collecte, de l'acheminement jusqu'au centre de recyclage et du traitement représente un coût annuel important ;

Considérant que ces services publics constituent pour la Ville une charge appréciable qu'il y a lieu d'intégrer dans le « coût-vérité » ;

Vu la liste exhaustive de dépenses et recettes éligibles dans le calcul du « coût-vérité » ;

Considérant que l'objectif poursuivi par la taxe est de procurer à la Ville les moyens financiers nécessaires à ses missions et aux politiques qu'elle entend mener en matière de sécurité, de salubrité publique, d'enseignement, de logement, de mise à disposition d'infrastructures et de voiries pour l'ensemble de ses concitoyens, etc… et considérant que dans la poursuite de ces objectifs, il apparaît juste de tenir compte de la capacité contributive de ces redevables et ce, dans un souci légitime d'assurer une répartition équitable de la charge fiscale ;

Attendu que le taux de couverture du coût-vérité est appelé à varier d'une année à l'autre et que dès lors, il s'indique pour la présente assemblée de voter, pour l'exercice 2022 uniquement, les taxe et redevance relative à cette matière ;

Attendu, ensuite, que l'article L 1321-1, 11° du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation impose aux communes, dans le cadre des dépenses obligatoires, de prévoir un article budgétaire pour les dépenses relatives à la police de sûreté et de salubrité locale ;

Attendu que les crédits budgétaires relatifs à cette taxe seront prévus au budget ad hoc à l'article 040/363-03

Attendu que la délibération a une incidence financière supérieure à 22.000 €, et que conformément à l'article L 1124-40 §1,3° du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, l'avis de légalité du directeur financier a été sollicité ;

Vu la communication du projet de règlement au Directeur Financier en date du 20.10.2021 ;

Vu l'avis n°45-2021 rendu en date du 03.11.2021, joint en annexe ;

Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Échevins ;