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Politique CW

Point 14

Demande de permis d’urbanisme n°8106 au nom de la Ville de Comines-Warneton. Réalisation d’une digue de retenue d’eau, rue du Rossignol à 7782 et 7784 Comines-Warneton. Modification de voiries communales. Décision.

Source : procès-verbal, page 28

Vote

14 pour, 1 contre, 9 abstentions

Pour (14)

Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées

Madame la Présidente propose au Conseil d’approuver, en application du décret « voirie » du 06.02.2014, la modification de voirie prévue dans le cadre de la réalisation d’une digue de retenue d’eau, rue du Rossignol à 7782 et 7784 Comines-Warneton.

Monsieur Philippe MOUTON, Échevin ayant notamment le Territoire et le Patrimoine dans ses attributions, rappelle les projets introduits dans le cadre du projet « LYNBATIS » (lutte contre les inondations) et précise qu’en ce qui concerne le présent projet, il s’agit de modifier les tracés des chemins et sentiers existants afin d’épouser les contours du projet de bassin d’orage.

Philippe MOUTON, échevin (ECOLO)

« Comme nous parlons ici des projets Lynbatis, je voudrais rebondir avec un projet Lynbatis auquel la ville de Comines-Warneton apporte son soutien et même bien plus.

Vous n'êtes pas sans savoir, chers élus, qu'il y a déjà eu de nombreuses inondations entre la rue d'Hollebeke et la rue de la Cortewilde. Des citoyens craignent à chaque intempérie de revoir l'eau entrer dans leurs maisons.

Lynbatis va, pour y pallier, réaliser des travaux au niveau de la rue d'Hollebeke d'un côté et créer un bassin d'orage de l'autre. Ceci avec le soutien d’un projet européen subventionné qui impactera positivement une 20aine de maisons. Une réunion est prévue entre les riverains et les autorités communales.

Ceci est une chose.

Ce que je voudrais mettre en avant ce soir, ce sont 3 nouvelles interventions apportées par la commune elle-même et le S.P.W. Voies navigables. 3 nouvelles interventions qui viendront compléter ce qui est prévu par Lynbatis :

1. Nos fonctionnaires ont observé qu'il y a des aménagements de fossés à réaliser en amont du canal, non loin de la rue de la Caleute.

2.Au niveau de la rue du Corbeau, il est prévu de refaire la route. Grâce à une bonne communication avec la ville d'Ypres, un fossé sera creusé de part et d'autre de la route. Fossés qui avaient disparu.

3.Le S.P.W. va reprofiler un fossé le long du canal à partir de la rue du Corbeau jusqu'au ruisseau des Saules qui arrive perpendiculairement au canal.

Ces différentes interventions couplées permettront de mieux maîtriser et de guider l'eau lors des intempéries.

Il faut aussi garder telle qu’elle est aujourd’hui la vaste zone inondable en amont du canal tout en protégeant un maximum les maisons directement concernées et par voie de conséquence également les maisons situées rue de la Cortewilde et rue de la Chicane. ».

Peggy DELBECQUE, conseillère communale (ECOLO)

« A priori, je devrais dire oui à un projet ayant comme but de prévenir les inondations.

Sachez que les agriculteurs sont toujours en première ligne en cas d’inondation. Par exemple : en 2016, on compte 85 dossiers de dégâts aux cultures.

Auparavant, il fallait que l’eau pluviale coule au plus vite vers la Lys ; maintenant et suite à l’officialisation des terres, le bétonnage actuel et futur, on adopte une autre stratégie, c’est-à-dire retenir l’eau en amont, pénalisant ainsi l’agriculture.

Le problème avec ce projet est qu’aucune communication n’a été faite (sauf une brève lecture au Conseil Communal du 14 décembre 2020 par Madame la Présidente). Le projet n’a jamais été discuté avec la Commission Agricole ; le projet n’a jamais été présenté ni en C.C.A.T.M. ni en C.L.D.R. ni à la Commission des Travaux ni discuté à l’une ou l’autre réunion citoyennes. Covid 19 aidant, vous essayez de faire passer au plus vite un projet qui va bouleverser, anéantir l’avenir de deux ménages.

Aucune étude d’incidences sur l’environnement n’a été réalisée. Aucune autre solution n’a été étudiée et/ou envisagée à cet endroit.

Le projet est un délire d’hydrologue, qui ne présente aucun intérêt public ; par contre, le projet menace la propriété récemment acquise par un jeune, qui, lui, voit ses ambitions menacées et voit son avenir anéanti. Sa ferme serait contournée partiellement par une digue, sa prairie sera laissée après les travaux en prairie humide. En résumé, la ferme n’aura plus aucune valeur après la réalisation du projet.

La parcelle de culture qui jouxte la prairie sera déformée avec de part et d’autre quelques lopins de terre n’ayant plus de valeur agricole pour le locataire actuel.

La digue en elle-même sera un danger, une menace via la proximité des bâtiments et étables et l’habitation.

Je trouve que c’est affolant de voir comment la majorité se désintéresse ainsi du sort de ses concitoyens, victimes de l’un ou l’autre projet de ce genre. Je compte sur vous, n’acceptez pas des projets sans être sûrs et certains qu’ils seront efficaces contre d’éventuelles inondations et, s’il le faut, que ce soit en respectant la quiétude et l’avenir des personnes concernées par les projets.

Pour terminer, je vous suggère de demander aux instances subsidiantes de prolonger le délai d’introduction des projets, afin de créer la possibilité d’une concertation avec les acteurs du terrain, si la situation sanitaire le permet. ».

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

Monsieur Didier SOETE, Échevin, s’il dit pouvoir comprendre la défense des agriculteurs, précise qu’il s’agit ici de travaux en phase d’étude et estime que l’agriculture n’est pas toujours lésée, mais que le monde agricole est de plus en plus placé sous la domination du monde économique. Il estime ici que tout un bassin est concerné par ce projet, invite les agriculteurs à cultiver parallèlement à la pente des paysages et estime qu'il n'y a pas lieu de systématiquement dire « non » à des projets de reconversions possibles des chemins et sentiers. Il rappelle à cet égard le contenu de la réunion de travail tenue sur le thème des chemins et sentiers entre des représentants de l'autorité locale et des représentants de la F.W.A. et d'avocats.

Didier SOETE, échevin (ENSEMBLE)

Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, précise que quand un projet est mauvais, il faut savoir le dire et que pour ce qui concerne Ploegsteert, des solutions alternatives existent et peuvent être mises en place.

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

Monsieur Philippe MOUTON, Échevin ayant notamment le Territoire et le Patrimoine dans ses attributions, rappelle que ce projet est né en 2017, a été voté par la majorité précédente, produit de nombreux dégâts actuellement et précise qu'en termes de publicité, une enquête publique est organisée par projet et qu'il sera tenu compte, dans la mesure du possible, des réclamations et observations introduites dans le cadre de ces enquêtes publiques.

Philippe MOUTON, échevin (ECOLO)

Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, estime qu'il s'agit de propos mensongers : dans un premier temps, l'information sur ces projets provenait des services de l'Intercommunale IPALLE et ce n'est qu'ensuite que des enquêtes publiques ont été réalisées longtemps après et que dès lors, il n'y a eu ni dialogue avec les agriculteurs ni avec personne. Il estime que tout cela n'est pas très démocratique. Il estime encore que le débat des chemins et sentiers est l'affaire de juristes, voire de Cours et Tribunaux. Il précise qu'il continuera à défendre les agriculteurs et essaie d'être le plus correct possible.

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

Monsieur Philippe MOUTON, Échevin ayant notamment le Territoire et le Patrimoine dans ses attributions, précise que les discussions seront, si possible, menées entre autres avec les services du S.P.W., les communes voisines et l'Intercommunale Ipalle et que des adaptations (reprofilage des canaux et de fossés (il cite l'exemple d'Houthem) sont parfois envisagées par les administrations.

Philippe MOUTON, échevin (ECOLO)

Madame la Présidente invite les membres du Conseil à ne pas faire du « communautarisme » et estime que le Conseiller RYCKEBOSCH est le « Caliméro des agriculteurs ».

La Présidente, Alice LEEUWERCK

Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, signale ne pouvoir être d'accord sur ce qui vient d'être dit et demande du respect.

José RYCKEBOSCH, conseiller communal (ACTION)

Monsieur Jean-Jacques PIETERS, Échevin ayant notamment l'Agriculture dans ses attributions, reproche en effet le manque de concertation entre les différentes parties et propose de se voir autour de la table avec la population et les agriculteurs et des techniciens (qu'il estime parfois « trop théoriques ») en vue d'envisager des solutions alternatives.

Jean-Jacques PIETERS, échevin (ACTION)

Monsieur David KYRIAKIDIS, Conseiller Communal, précise qu'il était constaté effectivement que plusieurs endroits été inondés (notamment à Ploegsteert et à Ten-Brielen), qu'une politique de mise en place de bassin d'orage a été initiée et que forcément, celle-ci peut se faire au détriment de terres agricoles et de leurs propriétaires, mais que cela se fait pour le bien commun.

David KYRIAKIDIS, conseiller communal (MCI)

Après en avoir délibéré, le Conseil décide, par 14 voix pour, celles de Madame Alice LEEUWERCK, Bourgmestre, Messieurs Didier SOETE, et Philippe MOUTON, Échevins, Madame Chantal BERTOUILLE, Messieurs André GOBEYN, Frank EFESOTTI, David KYRIAKIDIS, Mesdames Myriam LIPPINOIS, Peggy DELBECQUE, Monsieur Eric DEVOS, Mesdames Johanna MOENECLAEY, Sylvie VANCRAEYNEST, Florence DEKIMPE et Monsieur David WERQUIN, Conseillers Communaux, 9 abstentions, celles Madame Clémentine VANDENBROUCKE et Monsieur Jean-Jacques PIETERS, Échevins, Messieurs Vincent BATAILLE, Didier VANDESKELDE, Gael OOGHE, Mesdames Marion HOF, Charlotte GRUSON, Messieurs Jean-Baptiste LINDEBOOM et Jean-Baptiste RAMON, Conseillers Communaux, et 1 voix contre, celle de Monsieur José RYCKEBOSCH, Conseiller Communal, de prendre la résolution suivante :

Décision

DÉCIDE, par 14 voix pour, 9 abstentions et 1 voix contre :

Article 1. – La demande de modification de voiries communales (sentier n°123 et chemin n°32) relative à la réalisation d'une digue de retenue d'eau, rue du Rossignol à 7782 et 7784 Comines-Warneton, sur les parcelles cadastrées 4ème division, section B, n° 61a, 62 a-b, et 5ème division, section B, n° 70 c2, telle que présentée est octroyée.

Art. 2. – La présente décision sera :

- communiquée en 3 exemplaires à Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut ;

- notifiée en 1 exemplaire à la D.G.O.4. – Département de l'Aménagement du territoire, Direction Hainaut I ;

- notifiée en 1 exemplaire aux propriétaires des biens repris dans un rayon de 50 mètres autour du projet ;

- notifiée en 1 exemplaire, à l'Administration du Cadastre.

Références et motivations (26 paragraphes)

LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;

Vu les dispositions du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation notamment les articles L 1122-30 et L 1122-31 ;

Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;

Vu le Code du Développement Territorial, ci-après le Code ;

Vu le décret relatif à la voirie communale du 06.02.2014 ;

Vu la demande de permis d’urbanisme n°8106 au nom de la Ville de Comines-Warneton, représentée par Madame Alice LEEUWERCK, Bourgmestre, relative à la réalisation d’une digue de retenue d’eau, rue du Rossignol à 7782 et 7784 Comines-Warneton, sur les parcelles cadastrées 4ème division, section B, n° 61a, 62 a-b, et 5ème division, section B, n° 70 c2 ;

Considérant que le projet fait l’objet d’une demande de modification de la voirie communale : passage des voiries reprises sous les références sentier n°123 et chemin n°32 à l’atlas des voiries vicinales au sein du projet ;

Considérant que ces deux voiries sont accolées ;

Considérant que la digue de retenue des eaux prévue à la rue du Rossignol s’inscrit dans un programme de lutte contre les inondations et que les aménagements seront réalisés en partie sur le tracé du chemin n°92 et du sentier n°123 ;

Considérant que le tracé de ces voiries sera modifié pour permettre la mise en œuvre du projet ;

Considérant que l’ouverture de la voirie demandée vise donc à rétablir en partie une zone du chemin et du sentier en vue de réaliser une voirie d’accès pour l’entretien de la digue ;

Considérant que la voirie suivra l’ancien tracé du chemin et du sentier accolés jusqu’à l’arrivée à proximité de la digue ; qu’une fois à proximité de la digue, la voirie contournera cette dernière pour pouvoir atteindre les endroits nécessitant un entretien ; que la voirie sera aménagée jusqu’à l’endroit du retour sur son tracé initial après avoir contourné la digue ;

Considérant que cette voirie ne servira qu’à l’entretien de la digue de manière épisodique ; que de ce fait, il est prévu un revêtement en empierrement stabilisé d’une épaisseur de 30cm réalisé sur un fond de coffre amélioré à la chaux ;

Considérant qu’une publicité a été effectuée conformément à la réglementation en vigueur en la matière du 17.03.2021 au 15.04.2021 inclus et a donné lieu à 18 réclamations écrites ;

Considérant que les réclamations et observations relatives à la modification de la voirie communale peuvent être résumées comme suit :

- le projet prévoit la réouverture du sentier n°123 et du chemin n°32 repris à l’atlas des voiries vicinales de 1851 alors que ceux-ci n’existent plus depuis de nombreuses années ;

- créer une route imperméable d’une telle largeur n’entre pas dans un cadre de lutte contre les inondations et semble démesurée par rapport à la rue du Rossignol ou au Chemin des Alliés ;

- mieux vaut entretenir les routes existantes en mauvais état que d’en créer de nouvelles ;

Considérant que le projet se fait dans l’intérêt de la collectivité ;

Considérant que tous les travaux de lutte contre les inondations envisagés sur l’entité ont été retenus sur base d’études détaillées faites par des bureaux indépendants spécialisés ;

Considérant que la matérialisation de la voirie a été pensée en vue d'éviter un coffre trop important, mais devant toutefois garantir la portance pour les engins d'entretien ; qu'elle tente d'éviter au maximum d'avoir une zone imperméable trop importante ;

Vu l'avis favorable conditionnel de la Z.S.W.A.P.I. transmis en date du 01.04.2021 sous les références Z-06253-16-03-2021 (annexe 1) ;

Vu l'avis favorable de la cellule GISER du Service Public de Wallonie transmis en date du 12.04.2021 sous les références GISER/2021/1668 (annexe 2) ;

Vu les plans joints à la demande de permis d'urbanisme ;

Considérant que le projet de modification de la voirie communale s'inscrit dans le cadre d'un bon aménagement des lieux ;

Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Échevins ;

Lieu concerné