Point 18
Etablissements de jeux de hasard de classe II sous licence de classe B. Demande de convention du groupe GOLDENVEGAS. Approbation. Délégation. Décision.
- Décision
- Adopté
Vote
9 pour, 15 abstentions
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
Madame la Présidente propose au Conseil de conclure une convention pour l'immeuble sis rue d'Armentières, 337 à 7783 Le Bizet en vue, pour le groupe GOLDENVEGAS, représenté par Monsieur VERZELE, d'y exploiter un établissement de jeux de hasard de classe II sous licence de classe B.
Monsieur Philippe MOUTON, Conseiller Communal, évoque des questions de dépendance au jeu et estime que les salles de jeux s'attaquent aux plus vulnérables. Dans ces conditions, il trouve totalement inopportune la conclusion d'une convention avec un exploitant de salle de jeux et précise que Monsieur Frank EFESOTTI et lui-même voteront contre ce point.
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, estime que les plages horaires d'exploitation sont trop larges, avec les risques que celles-ci peuvent impliquer.
Monsieur David KYRIAKIDIS, Conseiller Communal, s'interroge sur l'aspect mobilité, plus particulièrement la question du stationnement, de cette demande.
Monsieur Eric DEVOS, Conseiller Communal, dit craindre, en cas d'acceptation, une « guerre des casinos ».
Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevin, rappelle les règles précédemment fixées en la matière par la présente assemblée, précise être par principe contre ce type d'établissement et signale qu'en cas de signature d'une convention par la commune, l'établissement en question doit encore se voir octroyer la licence ad hoc par la Commission des jeux de hasard. De plus, il précise que les établissements existants et fonctionnant sur l'entité n'apportent pas de nuisances particulières, qu'ils ont permis la création d'emploi local et que l'entrée à ce type d'établissement est soumis à des formalités réglementaires.
Madame la Présidente précise que le projet de convention initialement soumis à la commune prévoyait une exploitation et une ouverture d'établissement 7 jours sur 7, de 24h00 à 24h00.
Après en avoir délibéré, le Conseil, par 9 voix pour, celles de Madame Chantal BERTOUILLE, Echevin, Monsieur Didier SOETE, Madame Alice LEEUWERCK, Messieurs Philippe MOUTON, André GOBEYN, Madame Myriam LIPPINOIS, Messieurs Eric DEVOS, Frank EFESOTTI et Madame Fabienne COPPIN Conseillers Communaux, et 15 abstentions, celles de Madame Marie-Eve DESBUQUOIT, Bourgmestre f.f., Messieurs Freddy BAELEN, Didier VANDESKELDE, Francis GAQUIERE et Luc DE GEEST, Echevins, Messieurs José RYCKEBOSCH, Vincent BATAILLE, Mesdames Carine HEYTE-STAMPER, Jeannette CATTEAU-DUGARDIN, Monsieur David KYRIAKIDIS, Mesdames Marion HOF, Charlotte GRUSON, Monsieur Patrick DOMICENT, Madame Chantal VANRUYMBEKE-VANDENBROUCKE, et Monsieur David WERQUIN, Conseillers Communaux, décide de refuser la convention sollicitée :
Décision
Le procès-verbal renvoie à son annexe pour cette délibération : son texte est repris ici.
DECIDE, par 9 voix pour et 15 abstentions :
Article 1. - De ne pas conclure de convention avec le Groupe GOLDENVEGAS, représenté par son dirigeant, Monsieur Christian VERZELE, demeurant à [adresse masquée], relative à l’exploitation d’une salle de jeux de hasard de classe II sous licence de classe B dans l’immeuble situé rue d’Armentières, 337 à 7783 Comines-Warneton.
Art. 2. – Des recours en référé et/ou en annulation peuvent être introduits à l’encontre de la présente décision auprès de la section du contentieux administratif du Conseil d’Etat -greffe du Conseil d’Etat – rue de la Science, 33 à 1040 BRUXELLES. Ils doivent être introduits dans un délai de soixante jours à dater de la réception de la présente, dans les formes prescrites par les lois coordonnées du 12 janvier 1973 sur le Conseil d’Etat, par l’Arrêté du Régent du 23 août 1948 déterminant la procédure devant la section du contentieux administratif du Conseil d’Etat et par les dispositions de l’Arrêté Royal du 5 décembre 1991 déterminant la procédure en référé devant le Conseil d’Etat.
Art. 3. – La présente décision sera notifiée à Maître Jean-Jacques VANDENBROUCKE, conseil et mandataire du groupe GOLDENVEGAS et transmise, en triple expédition, à Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut.
PAR LE CONSEIL :
Le Secrétaire,
La Présidente,
(s) C. VANYSACKER.
(s) M.-E. DESBUQUOIT.
Références et motivations (19 paragraphes)
LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;
Vu les dispositions du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, notamment l'article L 1122-30 ;
Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;
Vu le demande introduite le 13.05.2016 par Maître Jean-Jacques VANDENBROUCKE, conseil et mandataire du groupe GOLDENVEGAS, représenté par son dirigent, Monsieur Christian VERZELE, demeurant à [adresse masquée], relative à l'exploitation d'une salle de jeux de hasard de classe II sous licence de classe B dans l'immeuble situé rue d'Armentières, 337 à 7783 Comines-Warneton ;
Vu les dispositions de la loi du 07.05.1999 sur les jeux de hasard, les établissements de jeux de hasard et la protection du joueur, notamment l'article 34, stipulant notamment que :
- l'exploitation d'un tel établissement doit s'effectuer en vertu d'une convention entre la commune du lieu d'établissement et l'exploitant ;
- la décision de conclure une telle convention relève du pouvoir discrétionnaire de la commune ;
- cette convention détermine où l'établissement de jeux de hasard est établi ainsi que les modalités, jours et heures d'ouverture et de fermeture des établissements de jeux de hasard de classe II et quelle est l'autorité qui exerce le contrôle de la commune ;
Vu les dispositions de l'A.R. du 22.12.2000 relatif au fonctionnement et à l'administration des établissements de jeux de hasard de classe II, aux modalités des demandes et à la forme de la licence de classe B ;
Attendu que l'exploitant, pour l'obtention de son autorisation de classe B, doit introduire une demande auprès de la Commission des Jeux de Hasard, accompagnée d'un avis du Bourgmestre et une copie de la convention qui a été conclue avec lui ;
Attendu que, pour obtenir une autorisation, l'établissement de jeux, en application de l'article 36.4 de la loi susmentionnée, ne peut se trouver à proximité d'établissements d'enseignement, d'hôpitaux, d'endroits fréquentés par des jeunes, de lieux de culte et de prisons ;
Attendu que la loi a donné la possibilité aux communes de déterminer de manière discrétionnaire les termes « à proximité de », ce qui est d'ailleurs confirmé dans les travaux préparatoires (Parl. St. Senaat, 1998-1999, nr. 1-419/17, pp. 139 en 140; Parl. St. Kamer, 1998-1999, nr. 1795/8, pp. 55 en 56);
Vu la jurisprudence de la section du contentieux administratif du Conseil d’Etat en la matière, en particulier les arrêts n°153.735 du 13.01.2006 (S.A. M.G.C.I.) et n°153.736 du 13.01.2006 (S.A. BRUSSELS POOL) ;
Attendu qu’il résulte de l’examen de plans du Bizet que l’établissement concerné est situé à proximité d’un lieu de culte au sens de la loi ;
Attendu, en effet, que dans un rayon de 180 mètres de l’exploitation projetée, se trouve le bâtiment dénommé « chapelle rompue », propriété de la Fabrique d’Eglise Saints-Pierre et Paul de Ploegsteert, où sont organisées annuellement des neuvaines ;
Attendu que la localisation de cet établissement de jeux ne peut dès lors être considérée comme étant compatible avec les prescrits de l’article 36.4 de la loi susvisée ;
Attendu qu’il s’indique dès lors, au vu de ce qui précède, de ne pas conclure la convention proposée ;
Vu les dispositions de la loi du 29.07.1991 relative à la motivation formelle des actes administratifs ;
Vu les dispositions de la loi du 12.11.1997 relative à la publicité de l’administration dans les provinces et communes, en particulier l’article 3, 4°;
Lieu concerné
- Rue d'Armentières, 337Rue d'Armentières, 337, 7783 Le Bizet