Point 9
Taxes communales. Taxe communale annuelle sur l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers et assimilés. Exercice 2016. Décision.
- Décision
- Adopté
Vote
15 pour, 6 contre
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
Monsieur le Président propose au Conseil d’adapter, en fonction des dispositions de l’arrêté coût-vérité, les taux de la taxe, pour l’exercice 2016, sur l’enlèvement et le traitement des déchets ménagers et assimilés.
Monsieur Philippe MOUTON, Conseiller Communal, estime qu’il y a un paradoxe à voir l’Intercommunale valoriser des déchets et devoir augmenter le taux des taxes et redevances et précise qu’il y a lieu pour les services communaux d’être vigilants sur la gestion des déchets verts (haies, tontes, différents P.C.A., …) et de prévoir des équipements de nature à permettre au service technique de gérer au mieux ces matières.
Monsieur Didier SOETE, Conseiller Communal, attire l’attention des membres du Conseil sur l’accès au parc à conteneurs autorisé à des personnes non-domiciliées sur l’entité.
Monsieur Frank EFESOTTI, Conseiller Communal, s’interroge sur la valorisation des déchets communaux tels que ferraille et cartons. Il s’interroge également sur les risques de surcharge de travail en matière de dépôts sauvages pour le service technique du fait de l’augmentation programmée du taux des taxes et redevance sur les sacs.
Après avoir entendu les explications complémentaires de Monsieur le Président, qui précise que l’Intercommunale IPALLE assure, au profit des communes, une gestion efficiente des déchets de tous genres, que l’accès au parc à conteneurs des personnes extérieures à l’entité est une opération favorable à IPALLE, et donc aux communes, que la gestion des déchets verts est optimalisée au sein du service technique et rappelle que les déchets sauvages font l’objet de verbalisation et sont sanctionnés de lourdes amendes administratives, et en avoir délibéré, le Conseil prend, par 15 voix pour, celles de Monsieur Gilbert DELEU, Bourgmestre, Madame Marie-Eve DESBUQUOIT, Messieurs Freddy BAELEN et Didier VANDESKELDE, Echevins, Messieurs Francis GAQUIERE, José RYCKEBOSCH, Vincent BATAILLE, Philippe MOUTON, Madame Carine HEYTE-STAMPER, Monsieur David KYRIAKIDIS, Mesdames Jeannette CATTEAU-DUGARDIN, Marion HOF, Charlotte GRUSON, Messieurs Frank EFESOTTI et Patrick DOMICENT, Conseillers Communaux, et 6 voix contre, celles de Madame Chantal BERTOUILLE, Echevin, Monsieur Didier SOETE, Madame Alice LEEUWERCK, Monsieur André GOBEYN, Mesdames Myriam LIPPINOIS et Fabienne COPPIN, Conseillers Communaux, la résolution suivante :
Décision
Le procès-verbal renvoie à son annexe pour cette délibération : son texte est repris ici.
DECIDE, par 15 voix pour et 6 voix contre :
Article 1. – Il est établi, pour les exercices 2016 à 2019, une taxe communale annuelle sur l'enlèvement et le traitement des déchets ménagers et assimilés.
Art. 2. – La taxe est due par ménage et solidairement par les membres de tout ménage qui, au 1er janvier de l'exercice d'imposition, est inscrit au registre de la population ou au registre des étrangers, ainsi que les entreprises, les commerçants, les indépendants, les personnes exerçant une profession libérale, ou toute autre activité y assimilée, et les secondes résidences, à savoir les personnes qui, pouvant occuper un logement, ne sont pas au même moment, inscrites, pour ce logement, au registre de la population ou au registre des étrangers.
Par « ménage », on entend, soit une personne vivant seule, soit la réunion de plusieurs personnes ayant une vie commune.
Art. 3. - Le montant de la taxe est fixé comme suit et est indivisible :
a) lorsqu'il y a occupation par un ménage composé d'une personne : 85 EUR ;
b) lorsqu'il y a occupation par un ménage composé de 2 personnes et plus : 105 EUR ;
c) lorsqu'il s'agit d'une entreprise, d'un commerçant, d'un indépendant, d'une personne exerçant une profession libérale ou toute autre activité y assimilée : 105 EUR ;
d) lorsqu'il s'agit d'une seconde résidence : 105 EUR.
Art. 4. – Une réduction de 25 % sur le montant dû est accordée :
- aux personnes bénéficiant du Revenu d'intégration sociale ( R.I.S.) ;
- aux personnes bénéficiant d'une aide sociale du C.P.A.S. ;
- aux personnes sous guidance budgétaire au C.P.A.S. ;
- aux personnes en médiation de dettes dans le cadre de la loi sur le règlement collectif des dettes.
La réduction sera accordée aux personnes introduisant une demande en ce sens sur base de présentation de documents probants (documents du C.P.A.S., copie de jugement, …).
Art. 5. - La situation au 1er janvier est seule prise en considération.
Art. 6. - Il sera mis à disposition des ménages tels que définis ci-dessus le nombre de sacs-poubelles suivant :
- lorsqu'il s'agit d'un ménage composé d'une seule personne : un rouleau de 10 sacs de 60 litres ;
- lorsqu'il s'agit d'un ménage composé de 2 à 4 personnes : un rouleau de 20 sacs de 60 litres ;
- lorsqu'il s'agit d'un ménage composé de 5 personnes et plus : 40 sacs, soit un rouleau de 20 sacs de 60 litres et deux rouleaux de 10 sacs de 60 litres ;
- lorsqu'il s'agit d'une entreprise, d'un commerçant, d'un indépendant, d'une personne exerçant une profession libérale ou toute autre activité y assimilée ou d'une seconde résidence : un rouleau de 20 sacs de 60 litres.
Ces sacs seront délivrés uniquement dans l'année de l'exercice d'imposition concerné auprès des services communaux sur production de la preuve de paiement de la taxe susmentionnée. A défaut de respect de ces prescriptions, aucun sac ne sera délivré.
Art. 7. - La taxe n'est pas applicable sur les immeubles ou parties d'immeubles affectés à un service public ou un service d'utilité publique gratuit ou non gratuit, même si ces biens ne sont pas propriété domaniale ou sont pris en location.
Cette exonération ne s'étend pas aux parties de ces immeubles occupés par les préposés de l'Etat à titre privé et pour leur usage personnel.
Art. 8. – Les clauses concernant l'établissement, le recouvrement et le contentieux sont celles des articles L 3321-1 à L 3321-12 du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, des dispositions de l'Arrêté Royal du 12 avril 1999, déterminant la procédure devant le Gouverneur ou devant le Collège des Bourgmestre et Echevins en matière de réclamation contre une imposition Provinciale ou Communale.
Art. 9. – Le Collège des Bourgmestre et Echevins est chargé de l'exécution de la présente décision.
Art. 10. – Le présent règlement sera soumis, en double exemplaire, à Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut en vue de l'exercice de sa tutelle générale et communiqué à Monsieur le Directeur Financier ainsi qu'au service Taxes.
Références et motivations (30 paragraphes)
LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;
Vu la première partie du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation et notamment les articles L 1122-30, L 1122-31, L 1133-1 et L 1133-2 ;
Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;
Vu la circulaire du 16.07.2015 du Ministre FURLAN, Ministre Wallon des Pouvoirs Locaux et de la Ville, relative à l'élaboration des budgets 2016 des communes de la Région Wallonne, à l'exception des communes et des C.P.A.S. relevant des communes de la Communauté germanophone – partie « nomenclature des taxes communales » - taxes ou redevances sur les prestations d'hygiène publique ;
Vu les dispositions du décret régional wallon du 27.06.1996 relatif aux déchets, en particulier l'article 21, modifié par le décret du 22.03.2007 ;
Vu les dispositions de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 (arrêté « coût-vérité ») relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;
Attendu que cet arrêté doit permettre de rencontrer des objectifs essentiels en matière de politique des déchets : responsabiliser le producteur – c'est-à-dire le citoyen – dans son rôle de consommateur ; appliquer le principe du pollueur-payeur ; assurer au citoyen un service de qualité au juste prix ; informer le citoyen pour qu'il prenne la dimension du service rendu face au coût que la commune lui réclame ;
Considérant que cet arrêté impose aux communes l'application du coût-vérité ;
Vu la listes exhaustive de dépenses et recettes éligibles dans le calcul du coût-vérité ;
Vu la circulaire du 30.09.2008 du Ministre Benoît LUTGEN, Ministre Wallon de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme, relative à la mise en œuvre de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;
Vu la circulaire du 17.10.2008 du Ministre Benoît LUTGEN, Ministre Wallon de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme, relative à des précisions supplémentaires relatives à la mise en œuvre de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 05.03.2008 relatif à la gestion des déchets issus de l'activité usuelle des ménages et à la couverture des coûts y afférents ;
Considérant que l'intercommunale Ipalle a augmenté substantiellement le montant des cotisations relatives à la gestion des déchets ménagers, en ce compris celle du parc à conteneurs ;
Attendu qu'il est nécessaire d'augmenter le montant de la taxe afin d'être conforme aux obligations légales (taux de couverture minimum 95% - maximum 110 %), le taux de couverture sans modification du régime des taxes étant de 88 % ;
Vu sa délibération du 21.10.2013 (12ème objet) adoptant une taxe communale annuelle sur l'enlèvement et le traitement des déchets ménagers et assimilés, délibération admise à sortir ses effets par arrêté du 09.12.2013 de Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut de références 050004/54010/TG40/2014-2019 ;
Vu le procès-verbal de la Commission Communale des Finances du 19.10.2015 (2ème objet) ;
Attendu qu'il s'indique pour la présente assemblée de voter, pour les exercices 2016 à 2019, les taxes et redevances ;
Considérant, d'une part, que les habitants de la Ville bénéficient du service de l'enlèvement des résidus ménagers et que ce service est assuré d'une façon régulière;
Attendu, d'autre part, que les habitants bénéficient d'un service efficace de recyclage des déchets, de part la mise à disposition du parc à conteneurs de Warneton ;
Attendu, ensuite, que l'article L1321-1, 11° du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation impose aux communes, dans le cadre des dépenses obligatoires, de prévoir un article budgétaire pour les dépenses relatives à la police de sûreté et de salubrité locale ;
Attendu que les crédits budgétaires relatifs à cette taxe seront prévus aux budgets ad hoc à l'article 040/363-03 ;
Considérant que ces services publics constituent pour la Ville une charge appréciable;
Considérant qu'imposer l'enlèvement des immondices uniquement au moyen de sacs-poubelles en plastique est de nature à promouvoir la propreté des voies publiques;
Considérant qu'il est raisonnable qu'une partie de ces frais soit remboursée par les habitants de la commune qui bénéficient de ces services;
Attendu qu'il y a toutefois lieu d'accorder une réduction à certaines catégories de personnes placées dans une situation précaire (personnes bénéficiant soit du R.I.S., soit d'une aide sociale du C.P.A.S., soit placées sous guidance budgétaire au C.P.A.S., soit en médiation de dettes) ;
Considérant que l'objectif poursuivi par la taxe est de procurer à la Ville les moyens financiers nécessaires à ses missions et aux politiques qu'elle entend mener en matière de sécurité, de salubrité publique, d'enseignement, de logement, de mise à disposition d'infrastructures et de voiries pour l'ensemble de ses concitoyens, etc… et considérant que dans la poursuite de ces objectifs, il apparaît juste de tenir compte de la capacité contributive de ces derniers, dans un souci légitime d'assurer une répartition équitable de la charge fiscale ;
Vu les dispositions légales et réglementaires en vigueur en matière d'établissement et de recouvrement de taxes communales ;
Attendu qu'il s'indique dès lors, au vu de ce qui précède, de revoir, en l'adaptant, sa délibération du 21.10.2013 (12ème objet);
Attendu que la délibération a une incidence financière supérieure à 22.000 €, et que conformément à l'article L 1124-40 §1,3° du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation, l'avis de légalité du directeur financier a été sollicité en date du 22.10.2015 et remis en date du 23.10.2015;
Vu l'avis de légalité n°26/2015 sur la présente décision remis par le Directeur Financier, joint en annexe ;
Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Echevins;