Point 8
Dossier de reconnaissance et d’expropriation de la zone d’activité économique mixte (ZAEM) des 4 Rois à Warneton. Dossier N°2182. Avis. Décision.
- Décision
- Adopté
Vote
20 pour, 2 contre
Contre (2)
Pour (20)
- Vincent BATAILLE
- Chantal BERTOUILLE
- Claudine BOUCHARD
- Jeannette CATTEAU-DUGARDIN
- Fabienne COPPIN
- Stéphane DEJONGHE
- Gilbert DELEU
- Marie-Eve DESBUQUOIT
- Eric DEVOS
- Patrick DOMICENT
- Francis GAQUIERE
- André GOBEYN
- Charlotte GRUSON
- Carine HEYTE-STAMPER
- David KYRIAKIDIS
- Alice LEEUWERCK
- Myriam LIPPINOIS
- José RYCKEBOSCH
- Didier SOETE
- Didier VANDESKELDE
Ce que dit le procès-verbal texte d'origine, données personnelles masquées
Monsieur le Président propose au Conseil d’émettre un avis favorable sur le dossier de reconnaissance et d’expropriation de la zone d’activité économique mixte (ZAEM) des 4 Rois à Warneton.
« Lecture et commentaire du "préambule" au dossier.
"préambule": L’étude comporte un volet important consacré à la gestion hydrologique de la ZAE.
La solution préconisée est conforme à la réalité topographique de la Vallée de la Lys, en ce qui concerne l’exutoire naturel du bassin versant principal de la ZAE et des terrains sis en amont.
Elle démontre comment l’urbanisation du site respecte les normes à appliquer de manière à ne pas modifier les débits en aval à l’exutoire immédiat du site, ce qui est conforme aux règles de l’art de tout projet d’urbanisation.
Il ne peut être marqué un accord car si vous respectez soi-disant les règles de l'art qui consistent à ne pas modifier le débit à l'aval de ce qui s'écoule vers la Douve en creusant un bassin d'orage sur le cours du ruisseau Tête de Flandre, vous n'en prévoyez aucun sur le cours des ruisseaux qui s'écoulent vers le Kortekeer. Vous ne pouvez absolument pas dire que vous respectez les règles de l'art pour ce qui concerne l'écoulement des eaux vers le bassin du ruisseau Kortekeer.
Par contre, on comprend l'empressement subit avec lequel on veut curer les ruisseaux de 3ème et 2ème catégories sur les distances qui séparent le périmètre du zoning de la vallée du Kortekeer près du Pont Mallet.
Dans le "préambule" : néanmoins, à la faveur d’informations récentes émanant des administrations en charge de la gestion de l’exutoire final de réseau hydrographique existant vers lequel verse le projet, il est apparu qu’une alternative devait être envisagée. Celle-ci vise à soulager la charge de cet exutoire final dont l’écoulement est totalement compromis par en envasement dont la charge du curage n’est pas clairement identifiée dans le contexte transfrontalier de la Lys mitoyenne,
Il ne nous semble pas du tout normal que l'on doive dans une des phases finales d'un dossier qui se traîne depuis 25 ans tout à coup changer son fusil d'épaule dans l'aspect le plus primordial en matière d'urbanisme, à savoir va-t-on travailler avec ses pieds dans l'eau ou non. Ce dossier a toujours été tiré par les cheveux et on en a encore une preuve aujourd'hui.
"préambule" : ce scénario consisterait à ramener tout ou partie des eaux de surface issues de l’urbanisation de la ZAE et des terrains situés en amont de celle-ci vers l’exutoire d’un bassin versant mois sensible aux risques d’inondation de zones urbanisées : celui du Kortekeer.
C'est vite dit pour tous ceux qui ont des terres le long du ruisseau Kortekeer. C'est vite dit, surtout concernant ceux qui habitent déjà près du Kortekeer depuis le Pont Mallet jusqu'aux écluses de Bas-Warneton. C'est vite dit pour ceux qui vont venir habiter dans le P.C.A. Kortekeer en bordure d'un ruisseau dont à l'heure des études d'incidences qui l'ont autorisé, il n'était prévu aucun impact issu d'une urbanisation au niveau des Quatre Rois.
"préambule" : ce scénario pourrait impliquer des expropriations en sous-sol hors périmètre de la ZAE, qui ont été prises en compte dans les Plans de reconnaissance et d’Expropriations joints au présent dossier. Ce scénario est motivé dans le projet d’arrêté.
On n'a pas encore la première ligne qui expliquerait ce scénario, sauf qu'il est tout de même écrit à la page 118 du dossier le paragraphe suivant :
Extrait dossier p. 118. Toutefois des hypothèses alternatives pourraient être recherchées, soit une répartition entre les deux bassins versants ou soit verse forcée vers un bassin versant non gravitaire. Ceci ne pourra se justifier qu’à l’appui d’études oro-hydrographiques qui ne font pas l’objet du présent dossier.
Nous sommes stupéfaits de découvrir durant les phases finales d'un dossier aussi important que des alternatives conséquentes soient rendues obligatoires et nécessitent hors périmètre de la ZAE de toutes nouvelles études oro-hydrographiques.
Nous comprenons mieux la présence d'une zone d'espace naturel en bordure du bassin d'orage. En fait, la raison de cet espace naturel a peut-être plus à voir avec une gestion problématique de l'eau qu'une éventuelle esthétique apportée à la zone industrielle que l'on pourrait admirer en passant sur la RN 58. Nous avons l'intime conviction que sa présence est motivée par les incertitudes en matière de gestion de l'eau.
Il y a bel et bien, selon le préambule présent au début du dossier, un blocage au niveau de la gestion des eaux côté Douve, vu l'envasement du bras mort de la Lys et un chaudron d'apprenti sorcier du côté du Kortekeer. Ce sera notre première conclusion.
Nous sommes étonnés par deux autres éléments d'importance. Comment peut-on concevoir dans une commune qui consacre un budget colossal à la prévention des inondations avec l'intercommunale Ipalle que la C.C.A.T.M. n'ait pas été mise au courant du fameux préambule au dossier 4 Rois et qu'elle n'ait pu en débattre afin de pouvoir éclairer le Conseil Communal de son avis. Deuxièmement, comment se fait-il que le Conseil Communal doive se prononcer aujourd'hui, alors que l'enquête publique sur la ZAE court encore durant plus de 15 jours. N'est-il pas d'usage pour les dossiers de suivre le court suivant : enquête publique, C.C.A.T.M., Conseil Communal ?
D'un point de vue qui concerne le voisinage, dans le périmètre de la ZAE, il existe une petite rangée de maisons avec de longs jardins dont on constate malheureusement que plus de la moitié sera expropriée. On détruit là un élément essentiel au "bien-être", si l'on peut dire des seuls riverains immédiats de la ZAE.
Ces quatre familles subissent déjà le trafic de la RN 58 située à quelques mètres de leur maison : 10.000 véhicules jour, le trafic de la chaussée d'leper : 2800 véhicules jours, la présence de l'arsenal des pompiers, à cela il faut ajouter le futur trafic engendré par la ZAE elle-même. N'y en a-t-il pas assez ?
Nous souhaitons que les gestionnaires de la ZAE épargnent ces familles et leur laissent leur jardin. D'autres parts, des espaces destinés à des aménagements "naturels" ou de gestion des "coulées boueuses" inclus dans le périmètre de la ZAE nous paraissent parfois trop vastes ou disproportionnés. Nous demandons à ce que l'on revoie à la baisse les dimensions du fossé et du merlon nord ainsi que l'espace naturel à côté du bassin d'orage.
Ces économies de place pourraient s'avérer 3 ou 4 fois plus importantes en surface que les fonds de jardin décrits plus haut.
On nous demande de voter sur un dossier dont on signale en préambule que le système de gestion des eaux de surface doit être complètement revu, dont l'utilisation de certains espaces est totalement inadéquate, dont les riverains auront à subir des nuisances nombreuses s'ajoutant à une situation déjà extrêmement impactée par le trafic routier. C'est une incohérence totale. Notre vote sera négatif. ».
Après avoir entendu les explications de Monsieur le Président, qui précise que le projet de délibération soumis au vote de la présente assemblée prévoit une réserve en matière d'études à entreprendre en matière d'évacuation des eaux pluviales pour la zone, qu'il est important de démontrer qu'une étude plus importante et plus précise est nécessaire et que des adjudications sont en cours par les services du Service Public de Wallonie en matière, notamment, de dragage des boues de la Lys, et en avoir délibéré, le Conseil prend, par 20 voix pour, celles de Monsieur Gilbert DELEU, Bourgmestre, Mesdames Marie-Eve DESBUQUOIT, Chantal BERTOUILLE, et Monsieur Didier VANDESKELDE, Echevins, Messieurs Didier SOETE, Francis GAQUIERE, José RYCKEBOSCH, Madame Alice LEEUWERCK, Monsieur Vincent BATAILLE, Madame Carine HEYTE-STAMPER, Messieurs André GOBEYN, Stéphane DEJONGHE, David KYRIAKIDIS, Mesdames Myriam LIPPINOIS, Jeannette CATTEAU-DUGARDIN, Monsieur Eric DEVOS, Madame Charlotte GRUSON, Monsieur Patrick DOMICENT et Mesdames Fabienne COPPIN et Claudine BOUCHARD, Conseillers Communaux, et 2 voix contre, celles de Messieurs Philippe MOUTON et Frank EFESOTTI, Conseillers Communaux, la résolution suivante :
Décision
Le procès-verbal renvoie à son annexe pour cette délibération : son texte est repris ici.
DECIDE, par 20 voix pour et 2 voix contre :
Article 1. – D’émettre un avis favorable sur le dossier de reconnaissance et d’expropriation de la zone d’activité économique mixte des « 4 Rois », à condition que toutes les options possibles et raisonnables soient étudiées en vue d’évacuer les eaux pluviales collectées au niveau de la Z.A.E.M., en partage, vers le ruisseau ‘Kortekeer’ et vers le ruisseau Tête de Flandre via le bassin d’orage pour ce dernier.
Art. 2. – De transmettre la présente délibération :
- au S.P.W.– D.G.O.6 - Département de l’Investissement - Direction de l’Equipement des Parcs d’Activités, Place de la Wallonie, 1 à 5100 JAMBES;
- à Monsieur le Gouverneur de la Province de Hainaut, rue Verte, 13 à 7000 MONS ;
- à l’Intercommunale I.E.G., rue de la Solidarité, 80 à 7700 MOUSCRON.
Références et motivations (17 paragraphes)
LE CONSEIL COMMUNAL, siégeant en séance publique ;
Vu les dispositions du Code de la Démocratie Locale et de la Décentralisation ;
Vu les dispositions de la Nouvelle Loi Communale ;
Vu sa délibération du 29.06.1994 (26ème objet) sollicitant la révision du plan de secteur de Mouscron-Comines en vue d'y inscrire plusieurs zones d'activités économiques ;
Vu l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 22 avril 2004 adoptant le projet de révision du Plan de Secteur de MOUSCRON-COMINES en vue de l'inscription d'une zone d'activité économique industrielle en extension de la zone d'activité économique industrielle dite de « Bas-Warneton » et d'une zone d'activité économique mixte au lieu-dit « Les Quatre Rois » ;
Vu l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 15 mars 2007 décidant la mise en révision du plan de secteur de Mouscron-Comines et adoptant l'avant-projet de révision du plan en vue de l'inscription :
- d'une zone naturelle et de zones agricoles sur le territoire de Comines en compensation planologique du projet de révision du plan de secteur de Mouscron-Comines visant l'inscription d'une zone d'activité économique industrielle en extension de la zone d'activité économique industrielle dite de « Bas-Warneton » et d'une zone d'activité économique mixte au lieu-dit « les Quatre Rois » à Comines (Warneton et Bas-Warneton) ;
- d'une zone d'activité économique industrielle, en extension de la zone d'activité économique industrielle dite de « Ploegsteert » ;
Vu l’Arrêté du Gouvernement Wallon du 6 mars 2009 modifiant et complétant l’Arrêté du Gouvernement Wallon du 22 avril 2004, et adoptant provisoirement la révision partielle du plan de secteur de MOUSCRON-COMINES en vue de l'inscription d’une zone d’activité économique industrielle en extension de la zone d’activité économique industrielle dite de « Bas-Warneton » et d’une zone d’activité économique mixte au lieu-dit « Les Quatre Rois » à Comines (Warneton et Bas-Warneton ) ;
Vu l’adoption définitive, par Arrêté du Gouvernement Wallon du 4 octobre 2012, de la révision du plan de secteur de Mouscron-Comines portant sur l’inscription, sur le territoire de Comines-Warneton, de zones d’activité économique mixte au lieu-dit « Quatre Rois » et en bordure de la Lys à Bas-Warneton ainsi que d’une zone naturelle et d’une zone d’espaces verts à Ploegsteert en compensation planologique à l’inscription de ces zones ;
Vu le décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques, en particulier l’article 7 ;
Vu le dossier de reconnaissance et d’expropriation pour l’extension de la zone d’activités économiques de Bas-Warneton, reçu en date du 26.01.2015 ;
Vu les dispositions du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, du Patrimoine et de l’Energie (C.W.A.T.U.P.E);
Vu l’arrêté royal du 17 janvier 1979 établissant le plan de secteur de Mouscron-Comines modifié notamment par l’arrêté de l’Exécutif régional wallon le 29 juillet 1996 relatif à l’inscription de zones artisanales et du tracé de la RN 511 ;
Considérant qu’une enquête publique est organisée du 09.02.2015 au 10.03.2015 conformément aux dispositions du décret du 11 mars 2004 relatif aux infrastructures d’accueil des activités économiques;
Considérant que la présente assemblée doit réglementairement émettre son avis dans le délai de l’enquête publique ;
Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Echevins ;